macOS Terminal : cat, lire vos fichiers en un instant

Notre commande Unix du Vendredi soir

Notre commande Unix du Vendredi soir : cat

Vous connaissez cette scène. Vous êtes dans le Terminal, quelque part dans votre arborescence de fichiers, et vous voulez juste jeter un œil au contenu d’un petit fichier de configuration, d’un journal court ou d’une note en texte brut.

Faut-il vraiment ouvrir le Finder, retrouver le fichier, faire un double-clic, attendre que TextEdit se lance, puis refermer la fenêtre trois secondes plus tard ?

La réponse tient en trois lettres : cat.

Cette commande fait partie de l’ADN d’Unix depuis la toute première version d’AT&T UNIX, écrite par Dennis Ritchie en personne. Sur votre MacBook Pro M4 ou votre iMac sous macOS Sequoia, elle est toujours là, prête à afficher instantanément le contenu d’un fichier dans votre fenêtre de Terminal.

Le nom cat est le raccourci de concatenate, c’est-à-dire mettre bout à bout. Car cette petite commande fait bien plus que lire un fichier. Elle sait aussi les enchaîner, numéroter leurs lignes, ou révéler les caractères invisibles qui se cachent dans vos textes.

Voyons ensemble comment l’utiliser au quotidien.

Anatomie d’une commande vétérante

La syntaxe officielle de cat, telle qu’elle figure dans la man page de macOS, tient sur une seule ligne.

cat [-belnstuv] [file ...]

Le principe est simple. La commande lit un ou plusieurs fichiers de manière séquentielle, puis écrit le résultat sur la sortie standard, autrement dit votre fenêtre de Terminal.

Si vous ne donnez aucun nom de fichier, ou si vous utilisez un simple tiret à la place, cat lit alors depuis l’entrée standard, ce qui ouvre la porte à toutes sortes de combinaisons avec d’autres commandes.

Passons en revue les options disponibles sur macOS, extraites textuellement de la man page officielle du système.

L’option -b numérote uniquement les lignes non vides du fichier, en commençant à 1.

L’option -e affiche les caractères non imprimables (comme le fait l’option -v) et ajoute un signe dollar en fin de chaque ligne.

L’option -l pose un verrou exclusif consultatif sur le descripteur de fichier de la sortie standard. Utile pour éviter les collisions d’écriture concurrentes.

L’option -n numérote toutes les lignes de sortie, y compris les lignes vides, en commençant à 1.

L’option -s compresse les lignes vides consécutives, ce qui rend la sortie visuellement plus aérée.

L’option -t affiche les caractères non imprimables et représente les tabulations par la notation ^I.

L’option -u désactive la mise en tampon de la sortie, pour un affichage immédiat caractère par caractère.

L’option -v rend visibles les caractères non imprimables. Un caractère de contrôle devient par exemple ^X, et le caractère de suppression apparaît sous la forme ^?.

Le tiret seul en position d’argument indique que cat doit lire depuis l’entrée standard à cet endroit précis.

Bon à savoir : la commande cat renvoie le code de sortie 0 en cas de succès, et une valeur supérieure à 0 si une erreur survient. Ce détail sera précieux le jour où vous chaînerez cat dans un script shell.

Trois scénarios du quotidien Mac

Passons de la théorie à la pratique. Voici des cas d’usage que vous rencontrerez très probablement sur votre propre machine.

Premier scénario : vous avez créé une petite note en Markdown pour préparer un article, et vous voulez la vérifier rapidement avant de la partager.

cat /Users/henrido/Documents/idees-articles.md

Le contenu apparaît immédiatement dans le Terminal, sans lancer aucune application graphique. Parfait pour une relecture éclair depuis votre MacBook Air M3 posé sur les genoux.

Deuxième scénario : vous inspectez un fichier de configuration système pour comprendre un comportement de votre Mac mini. Vous voulez numéroter les lignes pour pouvoir référencer précisément un passage dans un ticket support.

cat -n /etc/hosts

Chaque ligne du fichier hôte apparaît alors précédée de son numéro. Vous pouvez ainsi indiquer regardez la ligne 8 sans ambiguïté à la personne qui vous aide.

Troisième scénario : vous préparez un rapport à partir de plusieurs fichiers texte séparés, par exemple des exports de statistiques semaine par semaine, et vous voulez tout réunir dans un unique document.

cat semaine-01.txt semaine-02.txt semaine-03.txt > rapport-mensuel.txt

Ici, cat lit les trois fichiers dans l’ordre et les concatène. La redirection avec le chevron envoie l’ensemble vers un nouveau fichier appelé rapport-mensuel.txt. Attention, ce chevron simple écrase le fichier de destination s’il existait déjà.

C’est là que le nom de la commande prend tout son sens. cat concatène bien, avant tout, plusieurs entrées en une seule sortie.

Le combo qui change la donne : cat et le tuyau

Sur macOS, cat révèle toute sa puissance lorsqu’il est associé à d’autres commandes via le caractère tuyau, aussi appelé pipe et représenté par la barre verticale.

Prenons un exemple concret. Vous voulez retrouver toutes les lignes d’un fichier journal qui mentionnent une erreur, et compter combien il y en a.

cat /var/log/install.log | grep -i "error" | wc -l

Décomposons cette petite chaîne. La commande cat lit le fichier install.log, l’envoie à grep qui filtre les lignes contenant le mot error sans distinction de casse grâce à l’option -i, puis wc -l compte le nombre de lignes résultantes.

Vous avez ainsi un compteur d’erreurs en une seule ligne.

À noter : les utilisateurs Unix aguerris rappellent volontiers que grep sait déjà lire un fichier directement, ce qui rend l’appel à cat superflu ici. Écrire grep -i error /var/log/install.log | wc -l est plus efficace car cela évite un processus intermédiaire. Ce cas est même connu sous le nom de useless use of cat.

Mais pour un débutant, la version avec cat a le mérite de la clarté. On lit littéralement prends ce fichier, puis filtre-le, puis compte-le. Une fois le principe compris, vous pourrez optimiser.

Autre variante moins connue et vraiment utile : la commande cat avec l’option -A n’existe pas sur macOS. Elle est propre à la version GNU de cat que l’on trouve sur Linux. Pour obtenir un équivalent sur votre Mac, combinez -v, -e et -t.

cat -vet mon-fichier.txt

Cette combinaison affiche tous les caractères invisibles, ajoute un dollar en fin de ligne et matérialise les tabulations. Idéal pour traquer un espace intempestif ou une tabulation cachée dans un fichier YAML ou un script shell qui refuse obstinément de fonctionner.

Un petit outil, un grand allié

La commande cat est probablement l’une des premières que tout utilisateur Terminal apprend, et l’une de celles qu’il utilisera le plus longtemps. Sa simplicité est aussi sa force.

Elle ne vous demande rien de plus qu’un nom de fichier, et vous rend en échange une lecture instantanée, sans détour graphique.

Prenez cinq minutes ce week-end. Ouvrez le Terminal, naviguez avec cd vers votre dossier Documents, et essayez cat sur un petit fichier texte que vous connaissez. Puis ajoutez -n pour voir les numéros de ligne apparaître.

Enfin, tentez la concaténation de deux fichiers dans un troisième. Vous verrez très vite pourquoi cat est resté indispensable pendant plus de cinquante ans.

 

Vous avez une question, une idée ou une remarque ? Je serai ravi de vous lire ! ✉️ henrido@hdrapin.com

macOS Terminal : touch, créer et dater vos fichiers

Notre commande Unix du Vendredi soir

Notre commande Unix du Vendredi soir : touch

Vous avez déjà passé trois minutes à créer un fichier vide dans le Finder pour tester un script Automator, un modèle Pages ou une nouvelle règle Hazel ?

Clic droit, nouveau document, choix de l’application, saisie du nom, retour à la ligne. Cinq gestes pour rien.

Sur macOS, la commande touch fait le même travail en une seule ligne, sans quitter votre clavier.

Et ce n’est pas tout. Cette petite commande sait aussi rafraîchir la date d’un fichier existant, aligner deux fichiers sur la même horodatage, ou forcer Time Machine et Spotlight à reconsidérer un document qui n’a pas bougé depuis longtemps.

Dans cet article, vous découvrirez la syntaxe exacte de touch sur macOS Sequoia, les options utiles issues de la man page BSD locale, et des scénarios concrets qui feront de cette commande un réflexe quotidien.

À la fin, vous saurez créer une arborescence de fichiers de test, dater un projet à la seconde près, et combiner touch avec d’autres outils Unix pour automatiser des tâches répétitives.

Objectif : gagner du temps et garder la maîtrise complète de vos dates de fichiers, sans jamais ouvrir une application graphique.

Ce que fait vraiment la commande sous macOS

La commande touch a deux missions principales sur macOS.

Première mission, elle modifie la date d’accès et la date de modification d’un fichier existant. Deuxième mission, si le fichier ciblé n’existe pas, elle le crée aussitôt avec un contenu vide.

C’est cette double fonction, discrète mais puissante, qui la rend indispensable dans la boîte à outils de tout utilisateur macOS un peu curieux.

La syntaxe officielle telle qu’affichée par la man page BSD de macOS est la suivante :

touch [-A [-][[hh]mm]SS] [-acfhm] [-r file] [-t [[CC]YY]MMDDhhmm[.SS]] file ...

Chaque option a un rôle précis et se combine librement avec les autres.

-a demande à ne modifier que la date d’accès du fichier, sans toucher à la date de modification.

-m fait exactement l’inverse et ne change que la date de modification, en laissant la date d’accès intacte.

-c indique à touch de ne pas créer le fichier s’il n’existe pas déjà. Utile quand vous voulez rafraîchir uniquement des fichiers existants sans en ajouter par mégarde.

-h sert lorsque le fichier cible est un lien symbolique. Par défaut, touch modifie le fichier de destination, mais avec -h, il modifie le lien lui-même.

-r fichier_référence copie la date d’un autre fichier vers celui que vous ciblez. Pratique pour synchroniser deux fichiers sur la même signature temporelle.

-t horodatage applique une date précise que vous saisissez, au format [[CC]YY]MMDDhhmm[.SS]. Autrement dit, quatre chiffres pour l’année, deux pour le mois, deux pour le jour, deux pour l’heure et deux pour les minutes.

-A décalage ajuste les dates existantes en ajoutant ou retirant un nombre précis de secondes, minutes et heures.

-f force l’opération quand certaines protections système empêchent la modification.

Trois scénarios concrets pour votre MacBook Pro

Premier scénario, vous préparez un cours ou un tutoriel et vous devez fabriquer rapidement une arborescence de fichiers vides pour illustrer une manipulation.

Ouvrez le Terminal, placez-vous dans votre dossier de travail et tapez :

touch /Users/henrido/Documents/Cours/exercice1.txt exercice2.txt exercice3.txt

En moins d’une seconde, trois fichiers texte vides apparaissent dans le dossier Cours. Vous auriez mis dix fois plus de temps à faire la même chose depuis le Finder.

Deuxième scénario, vous travaillez sur un projet Xcode ou un projet Pages depuis plusieurs semaines. Vous voulez signaler à Time Machine et à Spotlight que le fichier principal est bien actif, même si vous n’avez rien modifié aujourd’hui.

Utilisez la commande dans sa forme la plus simple :

touch /Users/henrido/Documents/Projets/rapport_annuel.pages

Le fichier reçoit une nouvelle date de modification calée sur l’heure exacte de la commande. Time Machine considère qu’il faut sauvegarder ce fichier au prochain passage, et Spotlight remet à jour son index interne.

Troisième scénario, vous téléchargez un ensemble de fichiers depuis un vieux disque dur externe. Les dates de modification sont incohérentes, certains fichiers affichent 1970, d’autres 2001.

Vous voulez que tous les fichiers d’un dossier reçoivent la même date, alignée sur un fichier de référence que vous savez correct.

touch -r /Users/henrido/Documents/Reference/fichier_correct.txt /Users/henrido/Documents/Import/*.txt

Tous les fichiers .txt du dossier Import héritent des dates du fichier de référence. En une seule ligne, votre archive retrouve une cohérence temporelle.

Fixer une date précise à la seconde près

Il arrive qu’un utilisateur macOS ait besoin de forcer une date très spécifique sur un fichier.

Cela arrive par exemple lors du montage vidéo dans Final Cut Pro, où l’ordre chronologique des rushes détermine la construction de la timeline. Ou lorsque vous préparez un dossier de preuves pour un dépôt de dossier administratif et que la date exacte compte.

Voici la syntaxe pour appliquer une date au 25 décembre 2026, à 14h30 précises :

touch -t 202612251430 /Users/henrido/Documents/Preuves/document_final.pdf

L’année complète est notée 2026, le mois 12, le jour 25, l’heure 14 et les minutes 30. Le tout collé en un seul bloc, sans espace ni tiret.

Vous pouvez ajouter les secondes en les séparant par un point. La commande devient alors :

touch -t 202612251430.45 /Users/henrido/Documents/Preuves/document_final.pdf

Ici, le fichier reçoit la date du 25 décembre 2026 à 14 heures, 30 minutes et 45 secondes.

Si vous ne précisez ni -a ni -m, touch applique cette date aux deux horodatages, celui d’accès et celui de modification. Cela reste le comportement par défaut sur macOS Sequoia et les versions antérieures.

Enchaîner touch avec find et xargs pour aller plus loin

L’une des forces d’touch est de très bien s’entendre avec les autres outils Unix disponibles sur macOS.

Prenons un cas réel. Vous souhaitez rafraîchir la date de modification de tous les fichiers Markdown situés dans votre dossier de notes Obsidian, mais uniquement ceux dont la date est antérieure à 2024.

Vous combinez find et touch grâce à un pipe :

find /Users/henrido/Documents/Obsidian -name "*.md" -not -newermt "2024-01-01" | xargs touch

find sélectionne les fichiers .md plus anciens que la date pivot. xargs passe la liste des fichiers trouvés à touch, qui met à jour leur date.

Autre variante utile, quand vous voulez créer d’un seul geste un ensemble de fichiers vides selon une liste préparée dans un fichier texte :

cat /Users/henrido/Documents/liste_fichiers.txt | xargs touch

Chaque ligne du fichier liste_fichiers.txt devient un fichier vide dans le dossier courant. Cette technique fait gagner un temps considérable pour préparer des lots de fichiers de test.

Dernière combinaison élégante, l’ajustement relatif avec l’option -A. Vous pouvez décaler tous les fichiers d’un dossier de trois heures vers l’arrière, ce qui est utile pour corriger un fuseau horaire incorrect après import :

touch -A -030000 /Users/henrido/Documents/Import/*.jpg

Le format -030000 signifie moins trois heures, zéro minute, zéro seconde. Toutes les photos importées voient leur date reculer de trois heures d’un seul coup.

Un réflexe simple qui change la relation au Terminal

Vous voyez maintenant qu’touch fait bien plus que créer un fichier vide.

Elle prépare une arborescence de test en quelques touches, force Time Machine à considérer un fichier comme actif, harmonise les dates d’un dossier importé, et se combine avec find et xargs pour automatiser des lots entiers.

Le mieux est de la pratiquer dans un dossier bac à sable, sans risque. Créez un dossier test_touch dans votre dossier Documents, et enchaînez les commandes de cet article une par une.

Vérifiez le résultat après chaque exécution en tapant ls -la pour voir les dates modifiées, ou en ouvrant l’inspecteur du Finder sur les fichiers concernés.

En quelques minutes, touch deviendra un geste réflexe, aussi naturel que la commande pwd ou ls que vous connaissez déjà. Et vous mesurerez, semaine après semaine, tout le temps gagné à ne plus quitter le clavier pour ces petites tâches du quotidien.

Vous avez une question, une idée ou une remarque ? Je serai ravi de vous lire ! ✉️ henrido@hdrapin.com

macOS Terminal : mkdir, créer des dossiers en un instant

Commande Terminal du vendredi soir : mkdir

Notre commande Unix du Vendredi soir : mkdir

Vous connaissez ce moment un peu agaçant où vous devez organiser un nouveau projet ? Ouvrir le Finder, clic droit, Nouveau dossier, nommer, entrer dedans, refaire un clic droit pour un sous-dossier, recommencer pour le suivant.

Trois minutes plus tard, votre arborescence est en place. Mais votre concentration, elle, s’est envolée.

Le Terminal de macOS embarque depuis toujours une commande qui règle ce problème en quelques secondes : mkdir. Prononcez make directory et vous avez tout compris.

En une seule ligne, vous créez un dossier, dix dossiers, ou une arborescence entière prête à accueillir vos fichiers.

Le vrai plus se trouve dans l’option -p. Elle génère plusieurs niveaux de sous-dossiers d’un seul coup. Idéal pour lancer un nouveau projet, structurer un site web, ou monter une bibliothèque de documents parfaitement rangée avant même d’y déposer le moindre fichier.

Cette commande, présente sur tous les Mac depuis les premières versions de macOS, mérite un vrai coup de projecteur. Voyons ensemble comment elle peut transformer votre façon de créer des dossiers au quotidien.

Anatomie d’une commande discrète mais puissante

La commande mkdir appartient à la boîte à outils Unix historique intégrée à macOS. Sa mission est claire : créer un ou plusieurs répertoires dans le système de fichiers, à l’emplacement de votre choix.

La syntaxe de base tient sur une ligne :

mkdir [options] nom_du_dossier

Vous pouvez aussi passer plusieurs noms de dossiers à la suite, séparés par des espaces, pour en créer autant en une commande.

Voici les options les plus utiles à connaître, telles qu’elles apparaissent dans la man page macOS :

-p crée les répertoires parents si nécessaire. Autrement dit, si vous demandez mkdir -p Photos/2026/Vacances et que rien n’existe encore, mkdir fabrique les trois niveaux en une seule opération.

-v active le mode verbeux. La commande affiche chaque dossier créé, ce qui est pratique pour vérifier votre travail sur des arborescences complexes.

-m définit les permissions du nouveau dossier directement lors de sa création. Un exemple : mkdir -m 755 monDossier produit un dossier avec des permissions de lecture et d’exécution pour tous, et d’écriture pour votre utilisateur uniquement.

Sans option, mkdir refuse de créer un dossier si le nom existe déjà, et il renvoie une erreur si l’un des dossiers parents du chemin est absent. L’option -p corrige ces deux limites d’un seul geste. Elle ne renvoie pas d’erreur si le dossier existe déjà et elle crée automatiquement tous les niveaux intermédiaires manquants.

Un petit détail à retenir. Sur macOS, le shell par défaut est zsh depuis la version Catalina en 2019. Il accepte des raccourcis très pratiques comme l’expansion des accolades que nous verrons plus loin, et qui multiplie encore la puissance de mkdir.

Trois scénarios tirés du quotidien Mac

Préparer l’arborescence d’un nouveau projet Xcode

Vous démarrez un projet de développement macOS ou iOS. Vous voulez une structure propre dès le départ, sans passer dix minutes dans le Finder.

Ouvrez le Terminal, placez-vous dans votre dossier ~/Documents/ avec cd ~/Documents/, puis lancez :

mkdir -p ProjetSwiftUI/Sources/Views ProjetSwiftUI/Sources/Models ProjetSwiftUI/Resources/Images ProjetSwiftUI/Tests

En moins d’une seconde, vous obtenez une arborescence organisée. Un dossier ProjetSwiftUI contient Sources avec ses sous-dossiers Views et Models, un dossier Resources prêt à recevoir vos images, et un dossier Tests réservé aux tests unitaires.

Ajoutez l’option -v pour voir chaque création s’afficher dans le Terminal :

mkdir -pv ProjetSwiftUI/Sources/Views ProjetSwiftUI/Sources/Models

Le shell vous confirme chaque dossier créé. C’est rassurant quand vous jonglez avec plusieurs niveaux d’imbrication.

Organiser une bibliothèque photo par années et par mois

Vous décidez enfin de ranger vos photos personnelles ou vos captures d’écran. Depuis le dossier ~/Pictures/, cette commande crée toute la structure d’un seul coup :

mkdir -p Archives/{2023,2024,2025,2026}/{Janvier,Fevrier,Mars,Avril,Mai,Juin}

La syntaxe avec les accolades s’appelle l’expansion des accolades. Elle est intégrée au shell zsh de macOS. Résultat concret : vingt-quatre dossiers sont créés en une seule commande. Quatre années, avec six mois chacune, parfaitement rangées.

Vous n’avez plus qu’à glisser vos photos aux bons endroits, ou à écrire un petit script pour automatiser le tri.

Créer un espace de test rapide sur le bureau

Vous testez une nouvelle procédure et vous voulez un dossier temporaire sans toucher à vos vrais fichiers. Cette commande fait le travail :

mkdir ~/Desktop/test-mkdir

Le dossier apparaît immédiatement sur votre bureau, prêt à être utilisé. Une fois vos tests terminés, un simple déplacement vers la corbeille fait disparaître la trace.

Petit bonus, si vous voulez également que ce dossier ait des permissions restreintes dès sa création, par exemple pour éviter que d’autres utilisateurs de votre Mac n’y accèdent :

mkdir -m 700 ~/Desktop/test-prive

Le mode 700 signifie que seul votre utilisateur peut lire, écrire et entrer dans ce dossier. Utile pour des tests contenant des informations sensibles.

Le combo qui automatise tout

mkdir prend toute sa dimension lorsqu’on l’associe à d’autres commandes Unix. Voici deux exemples concrets qui montrent la puissance des combinaisons.

Créer un dossier daté automatiquement pour vos sauvegardes.

mkdir -p ~/Backups/$(date +%Y-%m-%d)

Le morceau $(date +%Y-%m-%d) insère la date du jour au format année-mois-jour, en s’appuyant sur la commande date intégrée à macOS. Vous obtenez un dossier ~/Backups/2026-07-10 qui pourra accueillir vos fichiers de sauvegarde du jour.

Le lendemain, un autre dossier sera créé avec la nouvelle date, sans conflit possible. Cette astuce est particulièrement pratique dans des scripts de sauvegarde ou en association avec rsync.

Préparer un espace de rédaction complet en une seule ligne.

mkdir -p ~/Documents/Articles/2026/Juillet && touch ~/Documents/Articles/2026/Juillet/{brouillon,notes,references}.md

L’opérateur && enchaîne deux commandes. Le dossier est créé d’abord, puis trois fichiers Markdown vides apparaissent à l’intérieur, grâce à la commande touch. Pratique pour démarrer chaque nouvel article sur des bases identiques, avec un brouillon, des notes et un fichier de références déjà en place.

Vous pouvez aussi combiner mkdir avec un pipe et la commande xargs pour créer des dossiers à partir d’une liste. Cet exemple prend une liste de noms dans un fichier texte et crée un dossier pour chacun d’eux :

cat noms.txt | xargs -I{} mkdir -p Clients/{}

Si votre fichier noms.txt contient trois lignes avec des noms de clients, vous obtenez trois dossiers dans Clients/, sans avoir à taper chaque nom à la main.

Un réflexe qui fait gagner du temps

La commande mkdir est probablement l’une des premières que vous adopterez durablement. Elle remplace une série de clics par une phrase courte, et son option -p évite les allers-retours quand vous manipulez des arborescences complexes.

Elle a aussi l’avantage d’être scriptable. Une fois que vous savez organiser vos projets avec mkdir, vous pouvez enregistrer vos commandes favorites dans un fichier de script ou un alias, et lancer toute une structure en tapant un seul mot dans le Terminal.

Prenez cinq minutes pour tester ces exemples dans votre dossier ~/Documents/ ou sur votre bureau. Créez, supprimez, recréez. Une fois le geste acquis, vous ne reviendrez plus jamais au clic droit du Finder pour bâtir vos structures de dossiers.

Prochaine étape naturelle : la commande touch, qui complète parfaitement mkdir en créant les fichiers vides à l’intérieur des dossiers que vous venez de générer.

Vous avez une question, une idée ou une remarque ? Je serai ravi de vous lire ! ✉️ henrido@hdrapin.com

macOS Terminal : mv : déplacer et renommer vos fichiers sans effort

Découvrez la commande mv sur macOS : déplacez, renommez et réorganisez vos fichiers depuis le Terminal en une seule ligne, avec exemples concrets.

Notre commande Unix du Vendredi soir : mv

Vous avez déjà passé de longues minutes à faire glisser des fichiers d’un dossier à l’autre dans le Finder, uniquement pour réaliser que vous en avez oublié la moitié ? Ou bien vous avez renommé laborieusement vingt fichiers un par un, en double-cliquant sur chacun d’eux ?

La commande mv (abréviation de « move », soit « déplacer » en anglais) met fin à cette gymnastique visuelle. Disponible dans le Terminal de macOS depuis les premières versions d’OS X, elle permet en une seule ligne de texte de déplacer un fichier vers un autre emplacement, de le renommer, ou d’accomplir les deux opérations simultanément.

Ce qui la rend particulièrement précieuse, c’est sa polyvalence : elle fonctionne aussi bien sur des fichiers isolés que sur des dossiers entiers. Et contrairement au glisser-déposer dans le Finder, elle s’exécute sans interface graphique, ce qui la rend disponible même dans des situations où macOS tourne en mode réduit ou via une connexion à distance.

Dans ce guide, vous allez découvrir comment mv fonctionne, quelles options vous permettent de l’utiliser en toute sécurité, et comment elle peut devenir un réflexe dans votre travail quotidien.

La mécanique derrière le déplacement de fichiers

La commande mv est issue du standard POSIX, le socle commun à tous les systèmes Unix, dont macOS fait partie intégrante. Lorsque vous déplacez un fichier avec mv sur le même volume (le même disque ou la même partition), aucune copie physique des données ne s’effectue : macOS se contente de modifier le chemin d’accès enregistré dans le système de fichiers. L’opération est donc quasi instantanée, quel que soit le poids du fichier ou du dossier.

Si en revanche vous déplacez un fichier vers un volume différent (par exemple d’un SSD interne vers un disque externe), macOS effectue une copie complète puis supprime l’original. Le comportement est transparent pour vous, mais le temps d’exécution sera proportionnel à la taille des données.

La syntaxe fondamentale de mv prend deux formes. La première, pour déplacer ou renommer un seul élément :

mv [options] source destination

La seconde, pour déplacer plusieurs sources vers un dossier cible :

mv [options] source1 source2 ... dossier_cible

Dans la première forme, si la destination est un chemin vers un fichier inexistant, mv renomme l’élément source avec ce nouveau nom. Si la destination est un dossier existant, le fichier source y est déplacé en conservant son nom d’origine.

Les options principales, telles que documentées dans les man pages macOS :

-i (interactive) : Avant d’écraser un fichier existant portant le même nom à la destination, macOS vous demande une confirmation explicite. Vous devez taper y (oui) pour autoriser l’écrasement, ou n pour l’annuler. Cette option est vivement recommandée lorsque vous manipulez des fichiers importants.

-f (force) : L’opposé de -i. L’écrasement d’un fichier existant se fait sans aucune question préalable. À réserver aux situations où vous êtes certain de ce que vous faites.

-n (no-clobber) : Si un fichier portant le même nom existe déjà à la destination, mv abandonne silencieusement l’opération sans écraser quoi que ce soit. Cette option est incompatible avec -f ; en cas d’utilisation combinée, c’est -n qui l’emporte.

-v (verbose) : Affiche dans le Terminal le résultat de chaque déplacement effectué. Très utile pour contrôler visuellement ce qui vient de se passer, surtout lors du déplacement de plusieurs fichiers.

Trois situations du quotidien qui illustrent tout

Renommer un document Pages

Vous venez de terminer la rédaction d’un rapport et vous souhaitez renommer le fichier brouillon_rapport.pages en rapport_final_juillet_2026.pages, sans le déplacer de dossier. Depuis le Terminal :

mv /Users/henrido/Documents/brouillon_rapport.pages /Users/henrido/Documents/rapport_final_juillet_2026.pages

Le fichier porte immédiatement son nouveau nom. La manipulation est identique dans le Finder à un double-clic suivi d’une saisie, mais ici elle s’effectue en une ligne, et peut être intégrée dans un script plus large.

Déplacer un dossier de téléchargements vers Archives

Vous avez un dossier nommé Factures_2025 dans votre dossier Téléchargements. Vous voulez le ranger dans votre dossier Archives sur un disque externe nommé Backup_SSD :

mv -v /Users/henrido/Downloads/Factures_2025 /Volumes/Backup_SSD/Archives/

L’option -v affichera dans le Terminal une ligne de confirmation du type :

/Users/henrido/Downloads/Factures_2025 -> /Volumes/Backup_SSD/Archives/Factures_2025

Puisqu’il s’agit ici d’un déplacement vers un volume différent, macOS effectue une copie complète avant de supprimer l’original. Attendez que la commande se termine avant de fermer le Terminal ou de débrancher le disque.

Déplacer plusieurs fichiers Keynote vers un dossier de présentation

Vous avez plusieurs fichiers Keynote éparpillés sur le bureau et vous souhaitez tous les ranger dans un dossier Présentations_2026 déjà créé dans vos Documents :

mv -i ~/Desktop/keynote_client_A.key ~/Desktop/keynote_interne.key ~/Desktop/keynote_formation.key ~/Documents/Présentations_2026/

L’option -i vous protège au cas où l’un des fichiers porterait le même nom qu’un fichier déjà présent dans le dossier cible. Le Terminal vous posera la question avant d’écraser quoi que ce soit.

Combiner mv avec d’autres outils pour des opérations plus élaborées

La commande mv révèle toute sa puissance lorsqu’elle est associée à d’autres commandes Unix via le pipe (|) ou des constructions en boucle.

Déplacer tous les fichiers PDF d’un dossier vers une archive

La commande find permet de cibler précisément tous les fichiers d’un type donné, puis mv effectue le déplacement :

find /Users/henrido/Downloads -name "*.pdf" -exec mv -v {} /Users/henrido/Documents/PDF_Archive/ \;

Cette ligne parcourt récursivement le dossier Téléchargements, trouve chaque fichier portant l’extension .pdf, et le déplace dans le dossier PDF_Archive. Le symbole {} représente chaque fichier trouvé, et \; indique la fin de la commande -exec.

Ajouter un préfixe de date à un fichier avant de le déplacer

Cette combinaison utilise la substitution de commande pour créer dynamiquement le nouveau nom :

mv /Users/henrido/Desktop/notes_reunion.txt /Users/henrido/Documents/Archives/"$(date +%Y-%m-%d)_notes_reunion.txt"

Le résultat sera un fichier nommé 2026-07-02_notes_reunion.txt dans votre dossier Archives. Cette technique est particulièrement utile pour organiser des journaux ou des comptes rendus en leur donnant automatiquement une date dans le nom.

Renommer en masse avec une boucle

Pour renommer tous les fichiers .txt d’un dossier en remplaçant l’extension par .md :

for f in /Users/henrido/Documents/Notes/*.txt; do mv "$f" "${f%.txt}.md"; done

La syntaxe ${f%.txt} supprime l’extension .txt du nom de fichier stocké dans la variable f, et .md est ajouté à la place. Testez toujours ce type de boucle sur un dossier de test avant de l’appliquer à des fichiers importants.

mv ne met pas à la corbeille : une précaution essentielle

Contrairement au glisser-déposer vers la Corbeille dans le Finder, la commande mv ne place jamais les fichiers dans la Corbeille. Lorsqu’un fichier est écrasé par mv (par exemple si vous déplacez un fichier vers un emplacement où un fichier du même nom existe déjà sans utiliser -i), l’ancien fichier est immédiatement et définitivement perdu.

Cette caractéristique n’est pas un défaut, c’est une spécificité héritée du standard Unix. Elle implique simplement d’adopter de bonnes habitudes :

Utilisez systématiquement l’option -i lors de déplacements manuels. Vérifiez le contenu du dossier cible avec ls avant d’y envoyer des fichiers. Travaillez de préférence avec des chemins absolus (commençant par / ou ~) plutôt que des chemins relatifs, pour éviter les confusions de localisation.

Ces précautions prises, mv devient un outil fiable et efficace qui fait partie du bagage de tout utilisateur macOS à l’aise avec le Terminal.

Ranger est un art : mv comme habitude de travail

Maîtriser mv ne demande pas plus de cinq minutes de pratique sur un dossier de test. Pourtant, cette commande change profondément la manière d’organiser ses fichiers : plus de glisser-déposer approximatif, plus de fichiers renommés à la hâte avec des suffixes « _v2_final_final ».

Avec mv, vous déplacez avec précision, vous renommez avec intention, et vous pouvez automatiser des réorganisations entières en quelques lignes de script. Elle s’inscrit naturellement dans la continuité des commandes vues jusqu’ici : après avoir navigué avec cd, listé avec ls, ouvert avec open et copié avec cp, vous disposez maintenant d’un jeu complet pour gérer vos fichiers depuis le Terminal.

La prochaine étape logique sera la commande rm, qui permet de supprimer des fichiers. Elle mérite elle aussi quelques précautions particulières, que nous détaillerons en Semaine 8.


Vous avez une question, une idée ou une remarque ? Je serai ravi de vous lire ! ✉️ henrido@hdrapin.com

macOS Terminal : cp, copier vos fichiers facilement

Notre commande Unix du Vendredi soir : cp

Vous avez déjà dupliqué un projet entier sur votre Mac en glissant un dossier dans le Finder, pour réaliser dix minutes plus tard que la copie n’est pas terminée et qu’aucune barre de progression ne vous indique où vous en êtes ?

Ou peut-être avez-vous besoin de copier une arborescence complexe vers un disque externe, en excluant certains types de fichiers, depuis un script automatisé qui tourne la nuit ?

Le Finder est un outil remarquable pour la navigation visuelle au quotidien. Mais dès que la tâche gagne en volume, en précision ou en répétition, il montre ses limites.

La commande cp du Terminal macOS répond exactement à ces situations. Elle copie des fichiers et des dossiers avec une précision chirurgicale, sans interface graphique, sans délai d’affichage superflu, et avec un contrôle total sur ce qui est copié, comment, et vers où.

Ce guide vous montre comment utiliser cp et son option -r de manière concrète, depuis les cas les plus simples jusqu’aux usages que même les utilisateurs expérimentés négligent parfois.

Anatomie d’une commande qui copie tout ce qu’on lui demande

cp est l’abréviation de copy. C’est une commande POSIX standard, présente sur macOS depuis ses origines Unix, et documentée dans la man page officielle livrée avec le système d’exploitation.

Sa syntaxe de base est la suivante :

cp [options] source destination

La source est le chemin du fichier ou du dossier à copier. La destination est l’endroit où la copie doit être placée. Ces deux arguments sont obligatoires.

Les options essentielles à connaître

-r ou -R : copie récursive. Cette option est indispensable dès que vous souhaitez copier un dossier et tout ce qu’il contient (sous-dossiers inclus). Sans elle, cp refuse de copier un répertoire et retourne une erreur.

-i : mode interactif. Avant d’écraser un fichier existant à la destination, cp vous demande une confirmation explicite. Recommandé lorsque vous n’êtes pas certain que la destination est vide.

-n : sans écrasement. Si un fichier portant le même nom existe déjà à la destination, cp l’ignore silencieusement. Pratique pour des sauvegardes où vous ne voulez pas toucher à ce qui existe déjà.

-p : préservation des métadonnées. La copie conserve les permissions, les dates de modification et le propriétaire du fichier d’origine. Utile lorsque les attributs du fichier ont une importance pour une application ou un script.

-v : mode verbeux. Affiche chaque fichier au fur et à mesure qu’il est copié. Rassurant pour les opérations longues sur de gros volumes de données.

Ces options peuvent être combinées. Par exemple :

cp -rp source/ destination/

Cette combinaison copie récursivement tout le contenu de source/ vers destination/, en préservant les métadonnées de chaque fichier.

Trois scénarios du quotidien, un seul outil

Scénario 1 : dupliquer un document de travail avant de le modifier

Vous allez restructurer en profondeur un rapport annuel stocké dans votre dossier Documents. Avant de toucher au fichier original, vous souhaitez en conserver une copie de sécurité dans le même répertoire.

cp /Users/henrido/Documents/rapport-annuel-2025.pdf /Users/henrido/Documents/rapport-annuel-2025-backup.pdf

La commande crée immédiatement une copie identique sous un nouveau nom. Pas de dialogue, pas d’attente : l’opération est instantanée pour un fichier de taille standard.

Scénario 2 : copier un projet entier vers un disque externe

Vous travaillez sur un projet de développement dans /Users/henrido/Documents/MonProjet/. Votre disque externe LaCie s’est monté à /Volumes/LaCie/. Vous souhaitez archiver l’intégralité du projet.

cp -r /Users/henrido/Documents/MonProjet/ /Volumes/LaCie/Sauvegardes/MonProjet/

L’option -r garantit que chaque sous-dossier, fichier de configuration, asset et script est copié, quelle que soit la profondeur de l’arborescence.

Note : si votre projet contient plusieurs centaines de fichiers, ajoutez -v pour voir la progression en temps réel.

Scénario 3 : copier plusieurs fichiers d’un coup vers un même dossier

Vous voulez rassembler trois contrats PDF depuis votre dossier Bureau dans un dossier d’archive :

cp /Users/henrido/Desktop/contrat-A.pdf /Users/henrido/Desktop/contrat-B.pdf /Users/henrido/Desktop/contrat-C.pdf /Users/henrido/Documents/Archives/Contrats/

Lorsque plusieurs sources précèdent une destination, cp comprend que la destination est un dossier et y dépose chacun des fichiers. La destination doit exister au préalable : cp ne crée pas les dossiers manquants. Si nécessaire, créez-les d’abord avec mkdir -p.

La combinaison qui change tout : cp avec les wildcards

La véritable puissance de cp en ligne de commande se révèle lorsqu’on l’associe aux caractères génériques du shell, appelés wildcards ou glob patterns.

Copier uniquement les fichiers d’un certain type

Imaginons que vous souhaitez archiver tous les fichiers JPEG d’un dossier de photos sans toucher aux fichiers RAW :

cp /Users/henrido/Pictures/Vacances2025/*.jpg /Users/henrido/Documents/Archives/Photos/

Le caractère * est interprété par le shell macOS comme « tout ce qui précède .jpg« . Seuls les fichiers JPEG sont concernés par la copie.

Copier en excluant les doublons existants

Si votre dossier d’archive contient déjà des copies partielles de vos photos, utilisez l’option -n pour ne copier que les nouveaux fichiers :

cp -n /Users/henrido/Pictures/Vacances2025/*.jpg /Users/henrido/Documents/Archives/Photos/

Chaque fichier déjà présent à la destination est ignoré. Ceux qui manquent sont copiés. C’est l’équivalent d’une synchronisation unidirectionnelle simple, sans outil tiers.

Combiner plusieurs options pour une copie sécurisée et lisible

cp -rnv /Users/henrido/Documents/MonProjet/ /Volumes/LaCie/Sauvegardes/MonProjet/

Cette ligne combine trois comportements : copie récursive (-r), protection contre l’écrasement (-n) et affichage de chaque fichier traité (-v). C’est la formule recommandée pour une première sauvegarde manuelle vers un disque externe.

Comprendre la différence entre /dossier et /dossier/

Un détail qui échappe souvent aux débutants : le comportement de cp -r change selon que le chemin source se termine par une barre oblique ou non.

cp -r /Users/henrido/Documents/MonProjet /Volumes/LaCie/

Cette commande crée /Volumes/LaCie/MonProjet/ avec tout son contenu.

cp -r /Users/henrido/Documents/MonProjet/ /Volumes/LaCie/

Ici, si /Volumes/LaCie/ existe déjà, cp dépose le contenu de MonProjet directement dans /Volumes/LaCie/MonProjet/. Le comportement est identique dans les deux cas si la destination n’existe pas encore, mais il diverge si elle existe. Prenez l’habitude d’indiquer le chemin de destination complet pour éviter toute ambiguïté.

Ce que cp ne fait pas, et comment ne pas se tromper

La commande cp copie. Elle ne vérifie pas si l’espace disque disponible à la destination est suffisant avant de commencer. Elle ne signale pas une erreur d’espace insuffisant de manière proactive sur les très grands volumes.

Si vous copiez des centaines de gigaoctets, vérifiez l’espace disponible au préalable avec df -h /Volumes/VotreDisque/.

La commande cp ne gère pas non plus la reprise après interruption. Si la copie est interrompue (disque débranché, fermeture du Terminal), les fichiers déjà copiés restent en place, mais la copie est incomplète. Pour des transferts critiques ou très volumineux, préférez rsync, qui permet une reprise là où elle s’était arrêtée.

Pour la création de copies de sauvegarde Time Machine ou de clones de disque, les outils dédiés d’Apple (Time Machine, Carbon Copy Cloner, SuperDuper) restent plus adaptés car ils gèrent les attributs étendus, les ACL et les liens symboliques de manière exhaustive.

cp reste la solution idéale pour les copies ponctuelles, les scripts d’automatisation et les opérations où la simplicité et la rapidité d’exécution priment.

Ce que vous emportez avec vous

La commande cp est l’une des premières commandes qu’un utilisateur macOS rencontre dans le Terminal, et l’une des plus durables dans sa pratique quotidienne.

Sa syntaxe est prévisible : une source, une destination, des options selon le besoin. Elle s’intègre naturellement dans des scripts shell, des automatisations via launchd, ou des routines de sauvegarde personnalisées.

Trois points à retenir pour bien démarrer :

Utilisez toujours -r pour les dossiers. Oubliez cette option et cp vous retourne une erreur sans copier quoi que ce soit.

Ajoutez -i ou -n dès que la destination contient déjà des fichiers. Cela évite d’écraser accidentellement une version plus récente par une plus ancienne.

Testez vos chemins avec ls avant d’exécuter une copie importante. S’assurer que la source contient bien ce qu’on croit, et que la destination existe, prend dix secondes et évite des surprises.

La prochaine commande de cette série, mv, vous permettra d’aller un cran plus loin : déplacer et renommer vos fichiers depuis le Terminal, avec la même précision et la même efficacité.

Vous avez une question, une idée ou une remarque ? Je serai ravi de vous lire ! ✉️ henrido@hdrapin.com

macOS Terminal : rm : supprimer un fichier sans détour

Notre commande Unix du Vendredi soir

Notre commande Unix du Vendredi soir : rm

Vous connaissez ce moment de flottement.

Vous venez de générer trente captures d’écran pour un article, elles s’accumulent dans Documents, et la Corbeille commence à ressembler à un grenier oublié.

Vider la Corbeille depuis le Finder fonctionne, mais dès que vos fichiers sont profondément rangés dans une arborescence, cliquer devient laborieux.

Le Terminal offre une alternative précise, rapide et sans détour : la commande rm, pour remove.

Elle supprime le fichier immédiatement, sans passer par la Corbeille.

Cette efficacité est aussi son piège. Un rm mal formulé peut effacer en une fraction de seconde des documents impossibles à récupérer.

C’est exactement pour cette raison que rm existe en version prudente : rm -i.

Cette variante vous demande une confirmation avant chaque suppression, transformant une commande brute en outil professionnel maîtrisé.

Dans ce guide, nous allons apprendre à supprimer un fichier proprement, à activer les garde-fous adaptés, et à combiner rm avec d’autres commandes pour automatiser votre ménage numérique.

Anatomie d’une commande de suppression sous Unix

La commande rm fait partie du socle historique des utilitaires Unix.

Elle est présente sur macOS depuis les toutes premières versions du système et respecte la norme POSIX.

Son rôle est de retirer une entrée de fichier du système de fichiers.

La syntaxe générale telle qu’elle apparaît dans la man page officielle Apple est la suivante :

rm [-f | -i] [-dIRrvWx] fichier ...

Les crochets indiquent que les options sont facultatives.

Vous pouvez utiliser rm seul, ou l’accompagner d’un ou plusieurs indicateurs qui modifient son comportement.

Voici les options les plus utilisées au quotidien sur macOS, telles que définies dans la documentation Apple.

L’option -i demande une confirmation avant chaque suppression, quel que soit le fichier concerné.

L’option -f force la suppression sans confirmation, même pour les fichiers en lecture seule. Cette option annule tout -i placé avant elle.

L’option -I propose un compromis. Elle demande une seule confirmation quand plus de trois fichiers sont concernés, ou lorsqu’un dossier est supprimé récursivement.

L’option -R supprime récursivement un dossier et tout ce qu’il contient. Elle implique automatiquement l’option -d qui autorise la suppression des dossiers.

L’option -r est strictement équivalente à -R. Les deux minuscules et majuscules produisent le même résultat.

L’option -v active le mode verbeux. Chaque fichier est affiché au moment où il est supprimé.

L’option -d autorise la suppression d’un dossier vide sans mode récursif.

L’option -x empêche rm de traverser les points de montage. Utile lorsque vous manipulez un disque externe monté à l’intérieur d’un autre volume.

Un détail à connaître concerne l’option -P héritée de FreeBSD. Elle prétendait écraser les fichiers avant suppression, mais la man page macOS indique clairement que cette option n’a plus aucun effet et est conservée uniquement pour compatibilité rétroactive.

Trois scénarios concrets pour prendre rm en main

Prenons trois situations que tout utilisateur macOS rencontre tôt ou tard.

Scénario 1 : nettoyer un dossier de captures d’écran obsolètes.

Vous avez capturé une trentaine d’écrans sur votre MacBook Pro pour illustrer un article de blog, et vous voulez repartir sur une base propre.

rm /Users/henrido/Documents/Captures/screenshot-2026-06-01.png

Ici, rm supprime uniquement le fichier nommé, immédiatement, sans confirmation.

Aucun retour dans le Terminal signifie que la commande a réussi.

Scénario 2 : supprimer un fichier avec confirmation.

Vous n’êtes plus tout à fait certain que ce fichier de travail est vraiment inutile. Vous voulez une dernière chance de dire non.

rm -i /Users/henrido/Documents/Projets/brouillon-final.pages

Le Terminal affiche alors une question comme remove brouillon-final.pages?.

Vous tapez y pour confirmer, ou n pour annuler.

Cette microseconde de réflexion évite bien des drames.

Scénario 3 : vider récursivement un dossier temporaire.

Vous avez créé un dossier de tests avec plusieurs sous-dossiers et vous voulez tout effacer.

rm -r /Users/henrido/Documents/Test-2026/

Cette commande supprime le dossier Test-2026 ainsi que l’intégralité de son contenu.

Si vous voulez conserver un dernier filet de sécurité, ajoutez -i :

rm -ri /Users/henrido/Documents/Test-2026/

Le Terminal vous demandera alors une confirmation pour chaque élément traversé, dossier par dossier, fichier par fichier.

Sur une arborescence volumineuse, cette approche devient rapidement fastidieuse. C’est là qu’entre en scène l’option -I en majuscule.

Une variante moins connue : l’option -I et le pipe avec find

Beaucoup d’utilisateurs découvrent tardivement l’option -I en majuscule, qui apporte un équilibre intéressant entre sécurité et confort.

Contrairement à -i qui demande une confirmation par fichier, l’option -I ne pose qu’une seule question, et uniquement dans deux cas précis : lorsque vous demandez la suppression de plus de trois fichiers en une seule commande, ou lorsque vous supprimez récursivement un dossier.

Cette option est particulièrement utile dans les scripts que vous voulez exécuter en semi-automatique.

Exemple concret sur un iMac utilisé pour la retouche photo :

rm -IR /Users/henrido/Pictures/Import-Brut/

Le Terminal affichera une seule question du type examine files in directory Import-Brut? (y/n).

Répondez y et la totalité disparaît sans nouvelle interruption.

Autre combinaison très puissante : rm chaîné avec la commande find via un pipe.

Cette approche permet de cibler des fichiers selon des critères précis, comme leur ancienneté ou leur extension.

Imaginons que vous souhaitiez supprimer tous les fichiers .DS_Store présents dans votre dossier Documents :

find /Users/henrido/Documents -name ".DS_Store" -type f -delete

Ici, find se charge à la fois de la recherche et de la suppression grâce à son option -delete.

Si vous préférez utiliser rm explicitement pour garder un contrôle plus lisible, la formulation suivante fonctionne aussi :

find /Users/henrido/Documents -name ".DS_Store" -type f -exec rm -v {} \;

L’option -v de rm affichera chaque fichier supprimé, ce qui vous permet de vérifier visuellement le résultat.

Attention à un point crucial. La commande rm ne passe jamais par la Corbeille macOS.

Contrairement au raccourci Command-Suppression du Finder, il n’existe aucun moyen de restaurer un fichier supprimé avec rm depuis l’interface graphique.

Une seule solution : disposer d’une sauvegarde Time Machine à jour ou d’une copie sur un service cloud comme iCloud Drive.

Le réflexe à installer une fois pour toutes

La commande rm est un couteau à double tranchant.

Elle brille par sa rapidité et sa précision, mais elle ne pardonne aucune erreur de saisie.

L’astuce la plus utile pour un utilisateur macOS soucieux de sa sérénité consiste à créer un alias permanent dans son fichier de configuration shell, pour que rm demande systématiquement une confirmation.

Cette approche sera l’objet d’un futur article dédié à la commande alias.

En attendant, prenez l’habitude de taper rm -i par défaut sur vos fichiers importants, et rm -I sur les opérations récursives.

Testez toujours vos commandes rm dans un dossier de test avant de les appliquer à vos données personnelles.

Le Terminal récompense la prudence par une efficacité redoutable, mais il ne fait aucun cadeau à la précipitation.

Vous avez une question, une idée ou une remarque ? Je serai ravi de vous lire ! ✉️ henrido@hdrapin.com

macOS Terminal : pwd — votre position exacte dans macOS

Découvrez pwd, la commande Terminal macOS qui affiche votre répertoire courant en un instant. Syntaxe, options -L et -P, exemples pratiques et astuces avancées pour naviguer avec confiance.

Notre commande Unix du Vendredi soir : pwd

Vous ouvrez le Terminal sur votre Mac. Vous tapez quelques commandes, vous entrez dans un dossier, puis dans un autre. Et soudain, la question surgit : mais où suis-je en ce moment ?

C’est une situation que tout utilisateur du Terminal a vécue, qu’il soit débutant ou non. Le Terminal n’affiche pas de barre d’adresse comme le Finder. Il n’y a pas d’icônes pour vous indiquer votre position. Vous vous déplacez dans l’arborescence de votre Mac en tapant des commandes, et il suffit de quelques changements de dossier pour perdre le fil.

La commande pwd répond à cette question avec une précision absolue. Elle affiche en une fraction de seconde le chemin complet du dossier dans lequel vous travaillez. Un chemin absolu, qui part de la racine du disque et mène jusqu’à votre position actuelle.

pwd est l’équivalent numérique de la question « à quelle adresse sommes-nous ? ». Elle est gratuite, instantanée, et n’a aucun effet sur votre système. C’est la boussole du Terminal.

Que vous soyez en train de préparer un script d’automatisation, d’organiser vos fichiers de projet ou simplement d’apprendre à naviguer dans macOS depuis la ligne de commande, pwd est le point de départ logique de toute session rigoureuse.

Dans ce guide, vous allez comprendre comment elle fonctionne, découvrir ses deux options et apprendre à l’utiliser dans des situations concrètes et quotidiennes sur un Mac.

pwd : l’adresse postale de votre session Terminal

pwd est l’abréviation de print working directory, ce qui se traduit mot à mot par « afficher le répertoire de travail courant ». Cette commande est l’une des plus anciennes du système Unix, dont macOS est directement issu. Elle est présente dans la norme POSIX, ce qui garantit son fonctionnement identique sur tous les systèmes conformes à ce standard, macOS inclus.

Ce qu’elle fait concrètement :

Quand vous naviguez dans le Terminal, vous vous situez toujours à un endroit précis de l’arborescence de fichiers de votre Mac. Cet emplacement s’appelle le répertoire courant ou répertoire de travail. La commande pwd l’affiche sous la forme d’un chemin absolu.

Un chemin absolu commence toujours par le symbole /, qui représente la racine du disque dur. Chaque dossier est séparé du suivant par un /.

Syntaxe de base :

pwd

Lorsque vous tapez pwd et appuyez sur Entrée dans une fenêtre Terminal fraîchement ouverte sur votre Mac, vous obtenez une réponse de ce type :

/Users/henrido

Cela signifie que vous êtes dans le dossier personnel de l’utilisateur henrido, situé dans le dossier Users à la racine du système.

Les deux options de la commande :

La commande pwd accepte deux options définies par la norme POSIX.

pwd -L

L’option -L signifie logical (logique). Elle affiche le chemin tel que vous l’avez parcouru, en respectant les liens symboliques s’ils existent dans votre itinéraire. C’est le comportement par défaut sur macOS lorsque vous tapez pwd sans option.

pwd -P

L’option -P signifie physical (physique). Elle résout tous les liens symboliques présents dans le chemin et affiche la localisation réelle du dossier sur le disque.

Dans la très grande majorité des situations courantes, pwd sans aucune option est tout ce dont vous avez besoin. Les options -L et -P deviennent utiles dans des contextes techniques plus précis, abordés dans la section suivante.

Trois situations réelles où pwd change tout

Situation 1 : Vérifier sa position avant une commande sensible

Vous travaillez sur votre MacBook Pro avec plusieurs fenêtres Terminal ouvertes. Dans l’une d’elles, vous préparez une commande de suppression ou de déplacement de fichiers. Avant d’appuyer sur Entrée, prenez l’habitude systématique de vérifier votre position :

pwd

Si le Terminal affiche /Users/henrido/Documents/Projets/Blog, vous êtes au bon endroit. Si la réponse est différente de ce que vous attendiez, vous venez peut-être d’éviter une erreur difficile à corriger.

Cette pratique, aussi simple qu’elle paraisse, est un réflexe professionnel. Elle coûte une seconde et peut épargner plusieurs minutes de récupération de fichiers déplacés par erreur.

Il est recommandé d’illustrer ce point avec une capture d’écran du Terminal affichant le résultat de pwd avant l’exécution d’une commande rm.

Situation 2 : Retrouver son chemin dans un projet en cours

Vous utilisez Xcode sur votre Mac pour un projet d’application. Vous naviguez dans les dossiers depuis le Terminal pour exécuter des scripts de compilation ou de test. Après plusieurs cd, vous avez perdu le fil.

Tapez simplement :

pwd

Vous obtenez immédiatement la réponse :

/Users/henrido/Developer/MonApplication/Sources/Utilities

Vous pouvez maintenant copier ce chemin pour l’utiliser dans un fichier de configuration, un Makefile ou pour le communiquer à un collègue qui cherche à localiser un fichier précis dans le projet.

Situation 3 : Confirmer le répertoire de départ d’une nouvelle session

Lorsque vous ouvrez une nouvelle fenêtre Terminal sur macOS, le répertoire courant par défaut est votre dossier personnel. Ce comportement peut être modifié par des profils Terminal ou des configurations personnalisées dans les préférences de l’application Terminal.

Pour confirmer ce point de départ, tapez pwd immédiatement après l’ouverture de la fenêtre :

pwd

La réponse attendue est :

/Users/henrido

Si vous obtenez un chemin différent, votre configuration Terminal a peut-être défini un répertoire de démarrage personnalisé. C’est une information utile à connaître pour éviter toute confusion lors de la session.

Deux usages avancés pour aller plus loin

Capturer le répertoire courant dans une variable shell

L’une des utilisations les plus puissantes de pwd consiste à stocker son résultat dans une variable pour l’exploiter dans un script shell. Cette technique est courante dans les scripts d’automatisation sur macOS.

dossier_depart=$(pwd)

Une fois cette ligne exécutée, la variable dossier_depart contient le chemin absolu de votre répertoire actuel. Vous pouvez ensuite naviguer librement dans d’autres dossiers pour y effectuer des opérations, puis revenir à votre point d’origine :

cd /var/log

… opérations dans /var/log …

cd "$dossier_depart"

Pour afficher la valeur stockée à tout moment :

echo "Répertoire d'origine : $dossier_depart"

Le Terminal affiche alors :

Répertoire d'origine : /Users/henrido/Documents/Projets/Blog

Cette technique est particulièrement utile dans les scripts de sauvegarde ou de déploiement, où il est nécessaire de revenir à un répertoire de référence après avoir parcouru plusieurs dossiers différents.

Comprendre la différence entre -L et -P avec /tmp

macOS utilise des liens symboliques dans certaines parties de son système de fichiers. Le dossier /tmp, par exemple, est un lien symbolique qui pointe en réalité vers /private/tmp. Cette distinction est invisible au quotidien, mais elle devient significative lorsque vous travaillez sur des scripts système.

Naviguez vers /tmp :

cd /tmp

Exécutez les deux variantes de pwd :

pwd -L

Résultat :

/tmp
pwd -P

Résultat :

/private/tmp

L’option -L respecte le lien symbolique et affiche le chemin que vous avez parcouru. L’option -P résout le lien et affiche la localisation physique réelle sur le disque.

Cette distinction est importante pour les scripts qui manipulent des fichiers temporaires ou qui doivent interagir avec des outils qui ne comprennent pas les liens symboliques.

Copier instantanément le chemin courant avec pbcopy

macOS intègre la commande pbcopy, qui copie du texte directement dans le presse-papiers du système. Combinez-la avec pwd via un pipe pour copier votre position actuelle en une seule commande :

pwd | pbcopy

Le résultat de pwd est immédiatement disponible dans le presse-papiers. Vous pouvez le coller dans le Finder avec Aller > Aller au dossier (Maj+Cmd+G), dans une application comme TextEdit, BBEdit ou VS Code, ou dans n’importe quel champ de formulaire.

Un repère discret qui structure chaque session Terminal

pwd n’est pas une commande spectaculaire. Elle ne crée pas de fichiers, ne modifie rien et ne produit aucun effet sur votre système. Et c’est précisément pour cela qu’elle est irremplaçable.

Dans un environnement sans interface graphique, savoir où l’on se trouve est une condition préalable à toute action efficace. pwd répond à cette exigence avec une économie de moyen remarquable : une commande de trois lettres, une ligne de résultat, une certitude absolue.

Intégrez pwd à vos réflexes Terminal. Tapez-la en début de session, avant chaque commande sensible, lors de chaque doute. Avec le temps, ce geste deviendra automatique, comme regarder l’adresse d’un immeuble avant d’y entrer.

La prochaine commande de cette série est ls et ls -la. Vous venez d’apprendre à savoir où vous êtes. La semaine prochaine, vous apprendrez à voir ce qui vous entoure.

Vous avez une question, une idée ou une remarque ? Je serai ravi de vous lire ! ✉️ henrido@hdrapin.com

macOS Terminal : open : ouvrir fichiers et applications

Découvrez comment utiliser la commande open du Terminal macOS pour ouvrir fichiers et applications directement depuis la ligne de commande. Guide complet avec exemples pratiques.

Notre commande Unix du Vendredi soir : open

Vous venez de découvrir un fichier intéressant dans le Terminal, mais vous l’aviez presque oublié : vous avez besoin de l’ouvrir avec votre application préférée. Plutôt que de naviguer maladroitement via le Finder, ou pire, de taper manuellement le chemin dans l’application, il existe une commande « élégante  » qui fait exactement ce que vous cherchez.

La commande open est l’une des plus utiles de macOS, car elle réconcilie deux mondes apparemment opposés : celui du Terminal, minimaliste et textuel, et celui de l’interface graphique macOS, visuelle et conviviale. Elle vous permet d’ouvrir n’importe quel fichier, dossier ou application directement depuis le Terminal, en utilisant l’application associée à ce type de fichier sur votre Mac.

Que vous ayez découvert un fichier PDF enfoui dans une structure de répertoires complexe ou que vous souhaitiez lancer une application spécifique sans quitter votre session Terminal, cette commande économise des dizaines de clics. C’est un gain de productivité que vous apprécierez rapidement, surtout si vous travaillez régulièrement avec des documents, des images ou des projets organisés en arborescence.

La syntaxe exacte et les variantes essentielles

La commande open fonctionne avec une syntaxe simple mais puissante. Voici sa forme générale :

open [options] chemin_du_fichier_ou_dossier

L’option la plus couramment utilisée est -a (pour « application »), qui vous permet de spécifier explicitement l’application avec laquelle ouvrir le fichier :

open -a "Nom de l'application" chemin_du_fichier

Voici les options principales que vous rencontrerez dans votre pratique quotidienne :

open chemin_du_fichier : Ouvre le fichier avec l’application par défaut associée à son type sur votre Mac. Si vous tapez open document.pdf, macOS cherchera quelle application est configurée pour les PDF (généralement Preview ou Adobe Reader) et ouvrira le fichier dedans.

open -a "Nom de l'application" chemin_du_fichier : Ouvre le fichier avec l’application spécifique que vous nommez. Cela contourne la configuration par défaut et vous donne un contrôle précis. Par exemple, open -a "TextEdit" resume.txt force l’ouverture du fichier dans TextEdit, même si votre application par défaut pour les fichiers texte est un éditeur tiers.

open -a "Nom de l'application" : Lance l’application sans ouvrir de fichier. Utile pour démarrer une application depuis le Terminal sans naviguer via le Finder ou le Launchpad. Par exemple, open -a "Safari" lance Safari.

open -R chemin_du_fichier : Ouvre le dossier parent du fichier et met en surbrillance le fichier dans le Finder. C’est pratique quand vous voulez explorer le contexte d’un fichier ou voir quels autres fichiers l’accompagnent.

open -e chemin_du_fichier : Force l’ouverture avec TextEdit, indépendamment de l’application par défaut. Utile pour les fichiers texte simples que vous souhaitez éditer rapidement.

open chemin_du_dossier : Ouvre un dossier dans le Finder. Permet de visualiser le contenu du répertoire via l’interface graphique, ce qui peut être plus confortable pour naviguer dans une structure complexe.

Comment l’utiliser sur votre Mac ?

Scénario 1 : Vous venez de télécharger un fichier PDF depuis votre navigateur Terminal

Imaginez que vous avez utilisé curl pour télécharger un document technique depuis le web, et le fichier atterrit dans /Users/henrido/Downloads/documentation_api.pdf. Vous pourriez ouvrir le Finder, naviguer jusqu’à Downloads, localiser le fichier, puis double-cliquer. Ou vous tapez simplement :

open /Users/henrido/Downloads/documentation_api.pdf

Preview se lance automatiquement et affiche le PDF. Vous pouvez commencer à le consulter en secondes.

Scénario 2 : Vous avez généré un fichier PNG via un script, et vous voulez le voir immédiatement

Après l’exécution d’une suite de commandes qui crée un graphique ou une capture d’écran en PNG, l’image se trouve à /Users/henrido/Projects/graphs/results.png. Plutôt que de naviguer via le Finder, vous exécutez :

open /Users/henrido/Projects/graphs/results.png

L’application Preview ou votre visionneuse d’images par défaut s’ouvre immédiatement avec votre fichier.

Scénario 3 : Vous devez éditer un fichier config, mais vous préférez votre éditeur texte habituel

Vous trouvez un fichier de configuration important à /etc/paths (ou un autre chemin système), mais vous savez que vous préférez l’expérience TextEdit ou VSCode à nano ou vim. Vous pouvez :

open -a "TextEdit" ~/Documents/ma_config.txt

Votre application préférée se lance avec le fichier chargé, prête à être éditée.

Scénario 4 : Vous travaillez sur un projet et souhaitez ouvrir rapidement le dossier du projet dans le Finder

Vous êtes dans le Terminal, dans le répertoire /Users/henrido/Projects/webapp, et vous avez besoin de visualiser la structure du projet et d’y ajouter d’autres fichiers via l’interface graphique. Au lieu de chercher le chemin dans le Finder, tapez :

open .

Le point (« . ») représente le répertoire courant. Le Finder s’ouvre immédiatement dans ce répertoire, affichant tous les fichiers et dossiers.

Combinaisons efficaces !

La puissance de open devient évidente lorsque vous la combinez avec d’autres commandes Terminal via des pipes ou des boucles.

Combinaison avec find : Ouvrir le premier fichier correspondant à des critères

Supposons que vous avez généré plusieurs fichiers PDF dans un dossier et que vous souhaitez ouvrir le plus récent :

find ~/Documents -name "*.pdf" -type f -print0 | xargs -0 ls -t | head -1 | xargs open

Cette chaîne recherche tous les fichiers PDF dans Documents, les trie par date (les plus récents en premier), prend le premier résultat, et l’ouvre.

Utilisation avec des boucles : Ouvrir plusieurs fichiers d’une manière structurée

Si vous avez plusieurs images dans un dossier de résultats et souhaitez les examiner une par une dans Preview :

for file in ~/Documents/results/*.png; do open -a "Preview" "$file"; done

Chaque fichier PNG s’ouvre dans Preview. Attention : cela créera plusieurs fenêtres Preview si elles ne se gèrent pas automatiquement.

Ouverture avec arguments supplémentaires : Lancer une application avec des options

Bien que open ne passe pas directement les arguments à l’application elle-même, vous pouvez utiliser --args pour macOS qui accepte certains paramètres :

open -a "Safari" --args "https://www.apple.com"

Cela lancera Safari et naviguera vers apple.com.

Ouvrir en arrière-plan sans amener l’application au premier plan

Vous pouvez utiliser l’option -g (pour « background ») pour ouvrir un fichier ou lancer une application sans que macOS mette cette application en avant :

open -g -a "Safari" ~/Documents/mon_site.html

Safari se lance mais reste en arrière-plan, utile si vous souhaitez continuer à travailler dans votre Terminal ou une autre application.

La subtilité des chemins et des espaces

Une piège courant : si le chemin de votre fichier ou le nom de votre application contient des espaces, il faut les échapper ou utiliser des guillemets.

Par exemple, si votre fichier s’appelle Mon Rapport Mensuel.docx dans Documents :

open "/Users/henrido/Documents/Mon Rapport Mensuel.docx"

Les guillemets doubles englobent tout le chemin et permettent à macOS d’interpréter les espaces comme faisant partie du nom, et non comme des séparateurs de commande.

De même, pour les noms d’applications avec espaces comme « Microsoft Word » :

open -a "Microsoft Word" "/Users/henrido/Documents/Mon Rapport Mensuel.docx"

De Terminal vers interface intuitive …

La commande open incarne une philosophie macOS : ne pas forcer l’utilisateur à rester confiné à un seul mode de travail. Si vous êtes dans le Terminal et que vous découvrez un fichier intéressant, vous pouvez instantanément le basculer vers votre environnement graphique. C’est un pont fluide.

Plus vous maîtrisez cette commande, plus votre flux de travail devient flexible. Vous n’êtes plus obligé de choisir entre « je travaille entièrement en Terminal » ou « je reste entièrement dans le Finder ». Vous pouvez combiner les deux mondes, exploitant la puissance et la vitesse du Terminal quand c’est utile, puis basculant à l’interface graphique pour les tâches qui en bénéficient.

Testez open sur vos propres fichiers cette semaine. Ouvrez un PDF, lancez une application, explorez un dossier de projet. Vous découvrirez rapidement comment cette commande simple s’intègre naturellement dans votre productivité quotidienne sur macOS.

Vous avez une question, une idée ou une remarque ? Je serai ravi de vous lire ! ✉️ henrido@hdrapin.com

macOS Terminal : cd : naviguer librement dans votre système

Voyagez sans quitter le Terminal

Vous ouvrez votre Terminal et vous vous demandez immédiatement : où suis-je actuellement ? Comment accéder à un dossier spécifique ? Naviguer dans l’arborescence de votre Mac en ligne de commande peut sembler intimidant au premier abord, mais c’est l’une des compétences les plus libératrices que vous apprendrez.

La commande cd (change directory) est votre billet d’accès à n’importe quel coin de votre système de fichiers. Contrairement à l’interface graphique du Finder, où vous cliquez dossier après dossier, le Terminal vous permet de sauter instantanément vers vos destinations. Fini les séries de clics répétitifs : quelques caractères suffisent. Vous découvrirez que cette approche devient rapidement plus rapide, plus précise et remarquablement satisfaisante.

Cette semaine, nous explorons cd et ses variantes incontournables : le moyen de transformer votre Terminal en outil de navigation fluide.

Syntaxe exacte et principes fondamentaux

La commande cd est l’une des plus simples du Terminal macOS. Sa syntaxe de base est directe :

cd [chemin]

Le mot clé cd indique au système que vous souhaitez changer de répertoire. Le [chemin] peut être soit un chemin absolu (qui commence par un /), soit un chemin relatif (basé sur votre position actuelle).

Voici ce que vous devez comprendre : chaque fois que vous ouvrez un Terminal, vous commencez dans votre répertoire personnel, noté ~. Lorsque vous utilisez cd, vous indiquez au Terminal où vous souhaitez vous déplacer. Une fois que vous y êtes, toutes les commandes ultérieures se référeront à cette nouvelle position par défaut.

Voici les variantes essentielles :

cd ~ : Retourne immédiatement à votre répertoire personnel (/Users/henrido).

cd / : Accède à la racine du système (le sommet de toute l’arborescence).

cd .. : Remonte d’un niveau vers le dossier parent.

cd - : Revient au dossier précédent (utile lorsque vous naviguez entre deux emplacements).

cd chemin/vers/dossier : Utilise un chemin relatif pour naviguer depuis votre position actuelle.

cd /chemin/absolu : Accède directement à un dossier spécifié par son chemin complet depuis la racine.

Naviguer simplement avec les chemins relatifs et absolus

Comprendre la différence entre chemins relatifs et absolus transforme votre efficacité en Terminal.

Un chemin absolu commence toujours par / et décrit l’itinéraire complet depuis la racine du système. Par exemple, /Users/henrido/Documents/Projets/Blog est un chemin absolu. Peu importe où vous vous trouvez actuellement, ce chemin vous mènera toujours au même endroit.

Un chemin relatif n’inclut pas le / initial et décrit l’itinéraire par rapport à votre position actuelle. Si vous êtes dans /Users/henrido/Documents/, vous pouvez accéder à Projets/Blog simplement en tapant cd Projets/Blog. Le Terminal ajoute automatiquement votre position actuelle au début.

Considérez cette situation concrète : vous travaillez sur un projet situé dans /Users/henrido/Documents/Projets/MonApp/. Vous tapez :

cd MonApp

Si vous êtes dans /Users/henrido/Documents/Projets/, cela fonctionne parfaitement. Mais si vous êtes dans /Users/henrido/, cela échoue car Terminal ne peut pas trouver MonApp à partir de cette position.

En revanche, taper cd /Users/henrido/Documents/Projets/MonApp fonctionnera depuis n’importe quel endroit de votre système.

Cas d’usage concrets de navigateurs Terminal

Imaginons que vous avez organisé votre Mac de manière classique. Votre structure ressemble à :

/Users/henrido/
├─ Documents/
│ ├─ Projets/
│ │ ├─ Blog/
│ │ └─ AppMacOS/
│ └─ Articles/
├─ Downloads/
└─ Desktop/

Vous commencez dans le Terminal. Par défaut, vous êtes dans /Users/henrido/ (indiqué par le ~).

Scénario 1 : Accéder à votre dossier Blog

Vous tapez :

cd Documents/Projets/Blog

Vous êtes maintenant dans ce dossier. Vous pouvez lister son contenu en tapant ls pour voir tous vos articles.

Scénario 2 : Revenir rapidement au dossier personnel

Vous venez de passer une heure à explorer les répertoires système. Vous décidez de revenir chez vous. Une simple commande suffit :

cd ~

Alternativement, vous pouvez taper cd sans argument. C’est un raccourci équivalent à cd ~.

Scénario 3 : Naviger vers le dossier Projets en utilisant un chemin absolu

Vous êtes actuellement dans /Users/henrido/Downloads/. Vous souhaitez accéder rapidement à /Users/henrido/Documents/Projets/. Vous tapez :

cd /Users/henrido/Documents/Projets

Scénario 4 : Remonter d’un niveau

Vous êtes dans /Users/henrido/Documents/Projets/Blog/. Vous voulez revenir à /Users/henrido/Documents/Projets/. Vous tapez :

cd ..

Vous pouvez aussi remonter de plusieurs niveaux :

cd ../../

Cela vous remonte deux niveaux, vous plaçant dans /Users/henrido/Documents/.

Scénario 5 : Basculer entre deux dossiers

Vous travaillez entre deux projets : Blog/ et AppMacOS/. Vous êtes actuellement dans Blog/, mais vous devez vérifier quelque chose dans AppMacOS/. Vous tapez :

cd ../AppMacOS

Maintenant, vous décidez de revenir immédiatement à Blog/. Vous tapez simplement :

cd -

Le Terminal vous ramène au dossier précédent sans que vous ayez à réécrire le chemin complet.

Maîtriser l’auto-complétion pour naviguer plus vite

L’une des astues les plus puissantes du Terminal macOS est l’auto-complétion. Alors que vous tapez un chemin, appuyez sur la touche Tab pour que le Terminal complète automatiquement le reste.

Par exemple, si vous êtes dans /Users/henrido/ et que vous tapez :

cd Doc

Puis appuyez sur Tab, le Terminal complète automatiquement en :

cd Documents/

Si plusieurs dossiers commencent par les mêmes lettres, appuyez deux fois sur Tab pour afficher toutes les correspondances. C’est un gain de temps considérable, surtout avec des chemins longs ou des noms compliqués.

Cas d’usage avancé : naviguer vers des dossiers système importants

Bien que la navigation classique suffise généralement, macOS possède des répertoires système critiques que vous devrez parfois consulter. Voici quelques raccourcis pratiques :

Accéder au dossier Applications système :

cd /Applications

Ici, vous trouverez toutes les applications installées. C’est utile si vous devez inspecter les fichiers internes d’une application (par exemple, examiner les ressources d’une application).

Accéder au dossier de configuration utilisateur :

cd ~/.config

De nombreuses applications stockent leurs fichiers de configuration dans ce répertoire caché. Le point initial (.) indique un dossier caché que le Finder masque par défaut.

Accéder à votre Bibliothèque utilisateur :

cd ~/Library

C’est le cœur de votre système utilisateur macOS. Elle contient vos données d’application, vos préférences, vos caches et bien d’autres éléments. Soyez prudent en modifiant des fichiers ici.

Variation spéciale : naviguer avec des espacements dans les noms

Si votre dossier s’appelle Mon Projet, vous devez protéger l’espacement avec un antislash ou des guillemets :

cd "Mon Projet"

Ou :

cd Mon\ Projet

Cette subtilité évite que le Terminal interprète l’espace comme un séparateur de commande.

Conclusion : une fondation pour exploiter tout le Terminal

La commande cd est bien plus qu’une simple navigation de répertoire. C’est la fondation qui vous permet de vous sentir à l’aise dans le Terminal. Une fois que vous maîtrisez cd et ses variantes, chaque commande ultérieure devient plus accessible et plus pertinente.

Entraînez-vous à naviguer d’avant en arrière, en utilisant .. pour remonter et des chemins complets pour sauter directement vers vos destinations préférées. Exploitez l’auto-complétion avec Tab pour gagner du temps. Testez cd - pour basculer entre deux dossiers.

Avec cette pratique, vous découvrirez que le Terminal cesse de sembler une interface étrange et lointaine pour devenir un espace de travail aussi naturel que le Finder. Et qui sait, vous pourriez découvrir que naviguer en Terminal est non seulement plus efficace, mais aussi plus satisfaisant.

Prêt à explorer ? Ouvrez votre Terminal, et commencez à voyager.

macOS : Redémarrer son Mac depuis le Terminal

Pour redémarrer votre Mac à l’aide du terminal, vous pouvez utiliser la commande sudo shutdown -r now. Cette commande va redémarrer votre ordinateur immédiatement.

Voici les étapes à suivre :

  1. Ouvrez le terminal en appuyant sur Commande + Espace et en tapant Terminal.
  2. Tapez la commande sudo shutdown -r now et appuyez sur Entrée.
  3. Saisissez votre mot de passe administrateur lorsque vous y êtes invité et appuyez sur Entrée.
  4. Attendez que votre ordinateur redémarre.

Remarque : la commande sudo permet de lancer la commande en tant qu’administrateur, ce qui est nécessaire pour redémarrer l’ordinateur. Shutdown est la commande pour arrêter ou redémarrer l’ordinateur, tandis que -r indique de redémarrer l’ordinateur et now indique de le faire immédiatement.

Bon redémarrage !

Vous avez une question, une idée ou une remarque ?
Je serai ravi de vous lire !
✉️ henrido@hdrapin.com

macOS : sauvegarder automatiquement un dossier modifié avec un script Shell

Voici comment vous pouvez créer un script shell sur macOS qui sauvegarde automatiquement un dossier qui a été modifié :

  1. Ouvrez l’application Terminal, qui se trouve dans le dossier Utilitaires de votre ordinateur.
  2. Créez un nouveau script shell en utilisant votre éditeur de texte préféré. Par exemple, vous pouvez utiliser nano pour créer un nouveau fichier nommé « backup.sh » en utilisant la commande suivante :
nano backup.sh
  1. Dans le fichier, tapez les commandes suivantes pour définir le dossier à sauvegarder et le dossier de sauvegarde :
# Définissez le dossier à sauvegarder SOURCE="/chemin/vers/dossier/à/sauvegarder"

# Définissez le dossier de sauvegarde DESTINATION="/chemin/vers/dossier/de/sauvegarde"
  1. Ajoutez une commande pour vérifier si le dossier a été modifié depuis la dernière sauvegarde. Vous pouvez utiliser la commande « find » pour vérifier si le dossier contient des fichiers modifiés depuis la dernière sauvegarde :
# Vérifiez si le dossier a été modifié 
MODIFIED=$(find $SOURCE -mtime -1)
  1. Si le dossier a été modifié, ajoutez une commande pour copier le dossier vers le dossier de sauvegarde en utilisant la commande « cp » :
# Si le dossier a été modifié, copiez-le vers le dossier de sauvegarde 
if [ -n "$MODIFIED" ]; then cp -R $SOURCE $DESTINATION fi
  1. Enregistrez et fermez le fichier.
  2. Rendez le script exécutable en utilisant la commande suivante :
chmod +x backup.sh
  1. Pour exécuter le script de sauvegarde automatique, utilisez la commande suivante :
./backup.sh

Ce script vérifiera si le dossier a été modifié depuis la dernière sauvegarde et, si c’est le cas, copiera le dossier modifié dans le dossier de sauvegarde. Vous pouvez également planifier l’exécution de ce script à intervalles réguliers en utilisant l’outil de planification de tâches de macOS, cron.

Je suis là pour vous aider si vous avez besoin de plus d’aide pour créer ce script ou si vous avez des questions sur l’utilisation de commandes shell spécifiques n’hésitez pas !

HD Rapin

Nmap : Découvrez les Scripts pour analyser des réseaux

Nmap est un outil puissant qui permet de découvrir des informations sur des réseaux et des hôtes à travers des scripts personnalisés. Ces scripts, appelés Nmap Scripting Engine (NSE), permettent d’étendre ses fonctionnalités.

Voici quelques exemples de scripts NSE que j’utilise régulierement pour découvrir des informations sur des hôtes sur mon réseau et ainsi identifier des potentiels vulnérabilités.


1. Découvrir les services actifs

Utilisez le script banner pour récupérer des bannières de service sur des ports ouverts :

nmap -sV --script banner <IP>

Ce script extrait les bannières des services actifs pour obtenir des informations comme la version ou l’application en cours d’exécution.

Pour en savoir plus : http://hdrapin.com/?p=12985


2. Identifier le système d’exploitation

La commande -o détecte le système d’exploitation d’un hôte :

nmap -O <IP>

Ce n’est pas un script … mais presque 😉 l’option « -O" : active la détection du système d’exploitation (OS Detection) en analysant les empreintes TCP/IP.


3. Obtenir les informations DNS

Utilisez le script dns-brute pour effectuer un bruteforce DNS et découvrir les sous-domaines associés :

nmap --script dns-brute <domaine>

Ce script explore les sous-domaines d’un domaine donné en bruteforçant des noms courants (mail, www, admin, etc.).


4. Découvrir des vulnérabilités connues

Avec le script vulners, vous pouvez vérifier si un hôte est vulnérable à des CVE connues :

nmap --script vulners <IP>

Il recherche les vulnérabilités connues dans les bases de données CVE pour les services actifs.


5. Analyse des fichiers partagés via SMB

Pour détecter les partages SMB ouverts sur un hôte Windows ou Samba :

nmap --script smb-enum-shares -p 445 <IP>

Ce script répertorie les fichiers partagés et peut également fournir des informations sur les permissions.


6. Découvrir les utilisateurs via SMB

Pour énumérer les utilisateurs d’un serveur Windows ou Samba :

nmap --script smb-enum-users -p 445 <IP>

Ce script extrait des informations sur les utilisateurs connus d’un hôte SMB.


7. Tester les ports ouverts pour des injections SQL

Pour détecter les applications web vulnérables aux injections SQL :

nmap --script http-sql-injection <IP> -p 80,443

Ce script essaie des attaques SQL sur des points d’entrée connus.


8. Scanner les certificats SSL

Pour extraire les informations des certificats SSL/TLS :

nmap --script ssl-cert -p 443 <IP>

Ce script récupère les détails des certificats, comme les dates d’expiration, l’autorité émettrice, et les noms communs.


9. Découvrir les répertoires d’un site web

Utilisez le script http-enum pour détecter des répertoires courants :

nmap --script http-enum -p 80,443 <IP>

Ce script récupère les répertoires courants d’un site web et tente de les identifier.


10. Tester les vulnérabilités spécifiques à un service

Pour tester les vulnérabilités d’un service précis (par exemple, Heartbleed pour SSL) :

nmap --script ssl-heartbleed -p 443 <IP>

Vérifie si un hôte est vulnérable à Heartbleed.

https://heartbleed.com


Comment combiner plusieurs scripts ?

Vous pouvez exécuter plusieurs scripts en une seule commande. Par exemple :

nmap -sV --script banner,http-enum,ssl-cert <IP>

Combine la récupération des bannières, l’exploration des répertoires web et l’analyse des certificats SSL.

Et pour les fans ! le script total :

Voici un script Nmap combinant les 10 exemples mentionnés pour effectuer une analyse approfondie sur un hôte ou un réseau cible en une seule exécution :

nmap -sS -sV -O --script "banner,dns-brute,vulners,smb-enum-shares,smb-enum-users,http-sql-injection,ssl-cert,http-enum,ssl-heartbleed,os-info" -p 1-1000 <IP> --reason --open -oN nmap_combined_scan.txt

Bonne analyse !

HDR

Comment Installer Nmap avec Homebrew sur macOS


Nmap (Network Mapper) est un outil open-source puissant utilisé pour l’exploration réseau et les audits de sécurité. Il permet de découvrir des hôtes, des services, des ports ouverts, des systèmes d’exploitation, et même de détecter des vulnérabilités grâce à des scripts personnalisables (NSE – Nmap Scripting Engine).

Nmap est largement utilisé par les administrateurs réseau et les experts en cybersécurité pour cartographier les infrastructures réseau et détecter d’éventuelles failles.

Fonctionnalités principales de Nmap :

  • Scan des ports pour identifier ceux qui sont ouverts ou filtrés.
  • Détection des services actifs et de leurs versions.
  • Identification des systèmes d’exploitation (OS Fingerprinting).
  • Découverte des vulnérabilités connues grâce aux scripts NSE.
  • Audit des certificats SSL et des partages réseau.

Installation de Nmap sur macOS avec Homebrew

Avant d’installer Nmap, assurez-vous que Homebrew est installé sur votre système. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez l’installer en vous rendant sur cette page :

Étapes pour installer Nmap

  1. Mettre à jour Homebrew pour garantir que vous disposez des derniers paquets disponibles : brew update
  2. Installer Nmap en utilisant Homebrew :brew install nmap
  3. Vérifier l’installation : Une fois l’installation terminée, vérifiez que Nmap est correctement installé en exécutant :nmap --version

Comment mettre à jour ou désinstaller Nmap

  • Mise à jour : brew upgrade nmap
  • Désinstallation :brew uninstall nmap

Avec Nmap installé, vous êtes prêt à explorer les réseaux et utiliser des scripts avancés pour découvrir des informations sur vos hôtes. Je vous explique tout ca dans cette page :

Un conseil : testez vous appareils connectés sur votre réseau, vous aurez probablement quelques surprises. Par exemple si votre réseau local est 192.168.0.xxx :

nmap 192.168.0.0/24

Bonne analyse !

HDR

Convertir une image SVG en PNG sous macOS avec le Terminal

La conversion de fichiers SVG en PNG sur macOS peut être réalisée efficacement via la ligne de commande, en utilisant des outils tels que qlmanage ou ImageMagick. Voici comment procéder avec ces deux méthodes.

Utilisation de « qlmanage »

macOS intègre l’outil qlmanage, qui permet de générer des aperçus d’images, y compris des fichiers SVG. Cette méthode est simple et ne nécessite pas l’installation de logiciels supplémentaires.

Étapes :

  • 1. Ouvrez le Terminal : Vous pouvez le trouver dans le dossier Applications > Utilitaires.
  • 2. Naviguez vers le répertoire contenant votre fichier SVG : Utilisez la commande cd suivie du chemin vers le dossier. Par exemple :
cd /chemin/vers/votre/dossier
  • 3. Exécutez la commande qlmanage : Utilisez la syntaxe suivante pour convertir votre fichier SVG en PNG :
qlmanage -t -s 1000 -o . votrefichier.svg

• -t : génère une miniature de l’image.
• -s 1000 : définit la largeur de l’image générée à 1000 pixels. Vous pouvez ajuster cette valeur selon vos besoins.
• -o . : spécifie le répertoire de sortie, ici le répertoire courant.
• votrefichier.svg : remplacez par le nom de votre fichier SVG.

Cette commande générera un fichier PNG nommé votrefichier.svg.png dans le même répertoire.

Utilisation d’ImageMagick

ImageMagick est une suite logicielle puissante pour la manipulation d’images. Elle offre une flexibilité accrue pour la conversion et le traitement des images.

Installation :

Pour installer ImageMagick avec le support des fichiers SVG, vous pouvez utiliser Homebrew.

Si Homebrew n’est pas installé, vous pouvez le faire en exécutant la commande suivante dans le Terminal :

/bin/bash -c "$(curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Homebrew/install/HEAD/install.sh)"

Homebrew : https://brew.sh/

Installez ImageMagick avec le support SVG depuis Brew :

brew install imagemagick

Conversion :


1. Naviguez vers le répertoire contenant votre fichier SVG :

cd /chemin/vers/votre/dossier

2. Exécutez la commande convert :

convert votrefichier.svg votrefichier.png

Cette commande convertira votrefichier.svg en votrefichier.png.

Options supplémentaires :

ImageMagick offre de nombreuses options pour ajuster la conversion. Par exemple, pour définir une taille spécifique :

convert -resize 800x600 votrefichier.svg votrefichier.png

Cette commande redimensionnera l’image à 800 pixels de large et 600 pixels de haut.

Remarques importantes :

  • Précision des conversions : La méthode qlmanage est rapide et pratique, mais peut parfois produire des images de qualité inférieure ou mal cadrées. Dans ce cas, l’utilisation d’ImageMagick est recommandée pour un meilleur contrôle et une qualité supérieure.
  • Dépendances : ImageMagick dépend de certaines bibliothèques pour le support SVG. Assurez-vous que toutes les dépendances nécessaires sont installées pour éviter des erreurs lors de la conversion.

En suivant ces méthodes, vous pourrez convertir efficacement vos fichiers SVG en PNG directement depuis la ligne de commande sur macOS.

HDR

Comment afficher la température sur un Mac Apple Silicon (M1, M2, M3, M4 …)

Avec les puces Apple Silicon (M1, M2, M3, M4 …), la gestion thermique des Mac a évolué. Contrairement aux modèles Intel qui permettaient de mesurer directement la température des composants (CPU, ventilateurs, etc.), les Mac équipés de processeurs ARM64 privilégient une approche basée sur la pression thermique (thermal pressure). Celle-ci indique l’impact de la température sur la capacité du processeur à maintenir ou augmenter ses performances.

Cette donnée est essentielle pour savoir si votre Mac est en train d’approcher ses limites ou s’il dispose encore d’une marge thermique. Mais comment l’afficher ? Voici deux solutions : via le Terminal ou en utilisant un outil gratuit.

1. Utiliser le Terminal

Étapes à suivre :

1. Ouvrir le Terminal :

  • Depuis le Finder, allez dans Applications > Utilitaires et ouvrez Terminal.
  • Ou utilisez Spotlight (Cmd + Espace) pour le rechercher rapidement.

2. Entrer la commande :

Saisissez cette commande dans le Terminal et validez avec votre mot de passe administrateur :

sudo powermetrics -s thermal -n 1
  • sudo : Exécute la commande avec les droits administrateur.
  • powermetrics : Outil intégré à macOS pour surveiller les performances.
  • -s thermal : Affiche uniquement les informations thermiques.
  • -n 1 : Limite la collecte des données à un seul échantillon.

3. Lire les résultats :

Une fois exécutée, cette commande renvoie des informations détaillées sur la pression thermique et les performances thermiques actuelles de votre Mac. Bien qu’il ne s’agisse pas de températures exactes (comme sur les puces Intel), ces données offrent une vue d’ensemble très utile.

Dans le contexte des Mac Apple Silicon, “Nominal” indique que la pression thermique est stable et que le système n’a pas besoin de réduire les performances pour rester dans des limites de température sûres. En d’autres termes, votre Mac n’est pas en situation de surchauffe, et le processeur ainsi que le GPU fonctionnent efficacement, avec leur pleine capacité disponible.

Les autres options :

En fonction des conditions thermiques, vous pourriez rencontrer d’autres messages, tels que :

1. “High” : La pression thermique est élevée, le système pourrait commencer à réduire légèrement les performances pour protéger le matériel.

2. “Critical” : La pression thermique est critique, et le système limite activement les performances pour éviter des dommages. Cela peut indiquer un problème de ventilation ou une charge excessive.

Pour avoir un affichage en continue : utile pour surveiller les variations lors d’une charge de travail.

sudo powermetrics -s thermal

2. Utiliser un utilitaire gratuit

Si vous préférez une interface graphique, il existe plusieurs applications gratuites ou à faible coût pour surveiller la pression thermique et d’autres indicateurs de performance :

iStat Menus (version d’essai gratuite) : Très complet, il vous affiche les données thermiques et bien plus, directement dans la barre de menus. https://bjango.com/mac/istatmenus/

Stats : Un outil open source gratuit qui fournit une interface conviviale pour surveiller les performances de votre Mac. https://github.com/exelban/stats

Installez l’un de ces outils pour un suivi en temps réel et une présentation claire des données thermiques.

En résumé, afficher les données thermiques sur un Mac Apple Silicon est essentiel pour les utilisateurs soucieux de leurs performances et de la durabilité de leur machine.

Grâce à la commande sudo powermetrics -s thermal -n 1 ou à des outils comme Stats, vous pouvez surveiller votre Mac et éviter les mauvaises surprises.

Bonne température 😊

HDR

Pourquoi la déduplication (recherche de doublons) ne libère pas toujours de l’espace sur macOS ?

La déduplication vise à identifier et supprimer les fichiers en double pour libérer de l’espace de stockage. Toutefois, avec macOS et le système de fichiers APFS, plusieurs facteurs peuvent expliquer pourquoi vous ne constatez pas toujours de réduction significative de l’espace utilisé.

Avant l’arrivée d’APFS (Apple File System) avec macOS High Sierra, chaque copie d’un fichier était entièrement dupliquée, ce qui doublait l’espace occupé sur le disque. Avec APFS, les choses ont changé : le système crée désormais des « clones » lorsque possible.

Les fichiers clones partagent les mêmes données que l’original et ne prennent pas d’espace supplémentaire tant qu’ils ne sont pas modifiés. Au fur et à mesure des modifications, ils deviennent progressivement distincts, occupant alors plus d’espace.

Cela signifie que, si une application de déduplication supprime un fichier parmi des clones, aucun espace ne sera libéré, car ces fichiers partagent déjà les mêmes données. De plus, si les fichiers d’origine étaient déjà des clones, leur remplacement par de nouveaux clones ne change pas l’espace occupé.

L’historique d’utilisation du disque en format APFS joue aussi un rôle.

Si vous effectuez une déduplication sur un disque provenant d’un ancien Mac peu utilisé avec APFS, il est possible de récupérer des quantités d’espace importantes en supprimant des doublons.

Cependant, plus un disque est utilisé avec APFS, plus il y a de chances que les fichiers en double soient déjà des clones, rendant la déduplication moins efficace.

La commande fdupes :

Pour identifier les doublons sur votre Mac, vous pouvez utiliser des commandes Terminal telles que fdupes.

Vous pouvez également utiliser fdupes. Il n’a pas d’option pour rechercher les doublons d’un fichier spécifique, mais vous pouvez simplement utiliser grep pour filtrer la sortie avec le nom du fichier :

fdupes -r1 . | grep nom_du_fichier
  • -r : explore récursivement les répertoires.
  • -1 : affiche chaque groupe de fichiers en doublon sur une seule ligne.

Autres exemples utiles :

  • fdupes -r . : trouve tous les fichiers en doublon sous le répertoire actuel.
  • fdupes -r . -dN : supprime tous les doublons, sauf le premier fichier de chaque groupe.
  • fdupes -r dir1 dir2 | grep dir1/ | xargs rm : supprime les doublons situés dans dir1.

Pour installer fdupes, utilisez la commande suivante :

brew install fdupes


Lien vers la page Man du la commande fdupes

Voici les comparaisons utilisées :

  • Comparaison de taille
  • Comparaison de signature MD5 partielle
  • Comparaison de signature MD5 complète
  • Comparaison octet à octet.

vous pouvez récursivement rechercher les fichiers en double dans un dossier spécifique.

Il existe également des applications tierces qui offrent des interfaces graphiques pour identifier et supprimer les doublons.

Enfin, il est à noter que toutes les applications de déduplication ne se valent pas. Certaines offrent des techniques plus sophistiquées pour identifier et supprimer les doublons, ce qui peut améliorer les résultats.

Ainsi donc, bien que la déduplication puisse être utile pour libérer de l’espace, la présence de clones et l’historique d’utilisation d’un disque en format APFS peuvent réduire son efficacité

HDR

Guide Pratique pour Effacer le Cache DNS de macOS

Le DNS (Domain Name System) est un service essentiel permettant de faire correspondre une adresse IP à un nom de domaine, facilitant ainsi la navigation sur Internet. Avant de contacter le serveur DNS de votre fournisseur d’accès à Internet, macOS examine d’abord son propre cache DNS local. Cette vérification permet une résolution de nom plus rapide, évitant le délai lié à la communication avec un serveur distant, et peut faire gagner quelques précieuses secondes lors de l’accès à un site Web.

Cependant, il arrive que l’information présente dans le cache DNS devienne obsolète, par exemple lorsqu’un nom de domaine change d’adresse IP. Dans ces cas-là, macOS peut continuer à utiliser les anciennes informations, ce qui entraîne des erreurs de connexion et rend le site Web inaccessible. Vous pouvez rencontrer un message d’erreur indiquant que Safari ne parvient pas à trouver le domaine.

Pour résoudre ce problème, il est nécessaire de supprimer le cache DNS afin de forcer macOS à contacter de nouveau le serveur DNS et à obtenir les informations actualisées. Il existe plusieurs façons de procéder à cette suppression, certaines plus techniques que d’autres :

Utiliser le Terminal : Pour macOS Sequoia et les versions récentes, la commande suivante permet de vider le cache DNS directement depuis le Terminal :

sudo dscacheutil -flushcache; sudo killall -HUP mDNSResponder

Après avoir saisi votre mot de passe administrateur, le cache DNS sera supprimé. Cette méthode est efficace mais peut paraître intimidante pour les utilisateurs qui ne sont pas familiers avec les lignes de commande.

Utiliser un utilitaire tiers : Pour une solution plus simple, vous pouvez utiliser des outils comme Cocktail. Ce type d’utilitaire propose une option qui permet de supprimer le cache DNS d’un simple clic, évitant ainsi d’avoir à manipuler le Terminal.

Redémarrer votre Mac : Une autre façon de vider le cache DNS est tout simplement de redémarrer votre Mac. Bien que cela puisse prendre un peu plus de temps, cette méthode est très simple et ne nécessite aucune connaissance technique.

Lorsque macOS redémarre, le service responsable de la gestion DNS (mDNSResponder) est redémarré, ce qui entraîne un nettoyage automatique du cache DNS. Cependant, cela n’est généralement pas nécessaire si vous pouvez utiliser la commande pour vider le cache sans redémarrer.

Une fois le cache DNS supprimé, macOS contactera automatiquement le serveur DNS pour récupérer les informations à jour, permettant de restaurer l’accès au site si l’adresse IP a été corrigée. Cette procédure est très utile pour s’assurer que vous disposez toujours des données les plus récentes lors de la résolution des noms de domaine.

HDR

macOS : Installer la commande nmap avec Brew

Appuyez sur Commande+Espace, tapez Terminal et appuyez sur la touche Entrée pour ouvrir l’application Terminal de votre Mac. Une fois que l’interface du Terminal apparaît sur votre écran, copiez et collez la commande suivante dans l’application Terminal : (voir la notice de Brew).

Cela vous permettra de gérer facilement des paquets et d’installer des logiciels via la ligne de commande, rendant ainsi vos tâches informatiques plus efficaces et accessibles. N’oubliez pas de vérifier les éventuelles mises à jour de Brew afin de bénéficier des dernières fonctionnalités et améliorations.


/bin/bash -c "$(curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Homebrew/install/HEAD/install.sh)"

puis appuyez sur Entrée. Attendez que la commande se termine.

Si on vous demande de saisir un mot de passe, veuillez entrer le mot de passe de connexion de votre compte Mac, puis appuyez sur ENTRÉE. Ce mot de passe est essentiel pour garantir la sécurité de votre système, car il protège vos informations personnelles et vos fichiers sensibles contre tout accès non autorisé. Il est recommandé d’utiliser un mot de passe fort, combinant des lettres, des chiffres et des caractères spéciaux, afin d’augmenter la complexité et de rendre le piratage beaucoup plus difficile. N’oubliez pas que les mots de passe ne doivent jamais être partagés avec quiconque pour maintenir vos données en toute sécurité.

Notez que lorsque vous saisissez votre mot de passe, il ne sera pas visible sur votre Terminal (pour des raisons de sécurité), mais soyez assuré qu’il fonctionnera. Pour éviter toute confusion, assurez-vous de ne pas inclure d’espaces accidentels avant ou après le mot de passe, car cela pourrait empêcher la commande de s’exécuter correctement. En cas de problème, vous pourriez avoir besoin de réessayer l’entrée ou même de redémarrer votre session Terminal.

Maintenant, copiez/collez et exécutez cette commande pour rendre la commande brew disponible dans le Terminal :


echo 'eval "$(/opt/homebrew/bin/brew shellenv)"' >> ~/.zprofile

Copiez et collez la commande suivante :

brew install nmap

C’est fait ! Vous pouvez maintenant utiliser nmap, un outil puissant et essentiel pour les professionnels de la cybersécurité et les administrateurs réseau. Grâce à nmap, vous pouvez scanner des réseaux, détecter des hôtes actifs, identifier les ports ouverts et même déterminer les services qui s’exécutent sur ces ports. Cela vous permettra de mieux comprendre la configuration de votre réseau et d’identifier d’éventuelles vulnérabilités. Ainsi, l’usage de nmap est non seulement bénéfique pour l’audit de sécurité, mais aussi pour optimiser la performance de votre infrastructure réseau.

macOS : installer htop sur Mac

La commande htop est un outil de surveillance des processus en ligne de commande. Elle fournit une interface plutôt conviviale pour afficher les informations détaillées sur les processus en cours d’exécution sur un système.

Lien vers le site d’htop : https://htop.dev

Quelques fonctionnalités de htop :

  • Affichage en temps réel : htop met à jour les informations des processus en temps réel, vous permettant de surveiller les changements et les activités en cours.
  • Interface colorée : Les couleurs sont utilisées pour indiquer différentes informations, comme l’utilisation du CPU, la priorité du processus, etc., ce qui facilite la lecture des données.
  • Actions interactives : htop permet d’effectuer des actions sur les processus en cours d’exécution, telles que l’arrêt, le redémarrage ou la modification des priorités.
  • Personnalisation : Vous pouvez personnaliser l’affichage de htop en configurant les colonnes à afficher, les options de tri, les couleurs, etc.

Pour faire simple… htop c’est beaucoup mieux que top 😉

Pour installer htop sur macOS avec brew, vous pouvez suivre les étapes suivantes:

Assurez-vous que brew est installé sur votre ordinateur. Si ce n’est pas le cas, ouvrez un terminal et tapez la commande suivante pour l’installer:

/usr/bin/ruby -e "$(curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Homebrew/install/master/install)"

Une fois brew installé, tapez la commande suivante pour installer htop:

brew install htop

Une fois l’installation terminée, vous pouvez lancer htop en tapant la commande suivante dans le terminal:

htop

htop nécessite des privilèges root pour afficher correctement tous les processus en cours d’exécution, vous devrez donc exécuter sudo htop.

sudo htop

Lorsque vous exécutez simplement la commande « htop » sans privilèges root, certaines informations sur les processus peuvent être masquées ou incorrectes. Par conséquent, pour exécuter htop avec les privilèges root, vous devez utiliser la commande « sudo » qui vous permettra d’exécuter htop en tant qu’utilisateur root.

Vous devriez maintenant voir l’interface htop qui vous permet de visualiser et de gérer les processus en cours d’exécution sur votre ordinateur.

Note: si vous rencontrez des problèmes lors de l’installation de htop avec brew, vous pouvez essayer de mettre à jour votre installation de brew en tapant la commande suivante:

brew update

Vous pouvez également essayer de nettoyer votre installation de brew en tapant la commande suivante:

brew cleanup

macOS : calculer le débit du réseau local et internet dans le terminal

Voici comment mesurer la vitesse de votre débit réseau et de votre connexion Internet en utilisant la ligne de commande sur macOS.

Pour commencer, nous allons aborder la mesure de la vitesse de votre débit réseau local. Cela vous permettra de connaître la vitesse de transfert de fichiers entre deux ordinateurs connectés au même réseau. Pour cela, nous utiliserons la commande iperf, qui est un outil de mesure de la bande passante.

Tout d’abord, assurez-vous d’avoir iperf installé sur votre ordinateur Mac. Vous pouvez le faire facilement en utilisant Homebrew, un gestionnaire de paquets pour macOS. Exécutez la commande suivante dans votre terminal pour installer iperf :

brew install iperf

Une fois iperf installé, vous pouvez mesurer la vitesse de votre débit réseau local en utilisant la commande suivante :

iperf -c adresse_ip -i 1

Remplacez « adresse_ip » par l’adresse IP de l’ordinateur avec lequel vous souhaitez mesurer la vitesse de connexion. Par exemple, si vous souhaitez mesurer la vitesse entre votre Mac et un autre ordinateur ayant l’adresse IP 192.168.1.100, la commande serait :

iperf -c 192.168.1.100 -i 1

La commande affichera la vitesse de transfert de données en bits par seconde, en mettant à jour les résultats toutes les secondes.

Maintenant, passons à la mesure de la vitesse de votre connexion Internet.

Pour cela, vous pouvez utiliser des sites Web spécialisés dans les tests de vitesse, tels que speedtest.net ou fast.com. Ces sites téléchargeront et enverront des données à partir de votre ordinateur pour estimer la vitesse de votre connexion.

Une autre méthode consiste à utiliser la commande curl pour télécharger un fichier à partir d’un serveur et mesurer la vitesse de téléchargement de votre connexion Internet. Voici comment procéder :

curl -o /dev/null -s -w %{speed_download} http://adresse_du_serveur/fichier

Remplacez « adresse_du_serveur » par l’adresse du serveur à partir duquel vous souhaitez télécharger le fichier, et « fichier » par le nom du fichier que vous souhaitez télécharger. Par exemple, si vous voulez télécharger un fichier « testfile.txt » à partir du serveur « example.com », la commande serait :

curl -o /dev/null -s -w %{speed_download} http://example.com/testfile.txt

La commande affichera la vitesse de téléchargement en bits par seconde.

En utilisant ces méthodes, vous pouvez obtenir des mesures précises de la vitesse de votre débit réseau local ainsi que de votre connexion Internet, directement depuis la ligne de commande sur votre Mac. Cela peut être utile pour diagnostiquer des problèmes de réseau, vérifier la performance de votre connexion et vous assurer que vous obtenez les vitesses de téléchargement et de téléversement attendues.

macOS : Comment trouver le processus qui verrouille un port sur Mac ?

Il arrive parfois aux utilisateurs de Mac de se retrouver dans une situation où un processus verrouille un port, empêchant ainsi une autre application ou un autre processus de l’utiliser. Si vous êtes confronté à une telle situation, par exemple lorsque que vous constatez qu’un processus est déjà en cours d’exécution sur le port 80, vous pouvez facilement déterminer quel(s) processus utilisent ce port sur Mac en utilisant la ligne de commande.

Nous allons vous montrer comment trouver et arrêter le processus qui verrouille un port sur macOS.

Liste des ports TCP : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_ports_logiciels

Voici comment trouver quel processus verrouille un port sur Mac : La syntaxe à utiliser est la suivante, en remplaçant PORTNUMBER par le numéro de port que vous souhaitez découvrir :

sudo lsof -i :PORTNUMBER

Par exemple, pour trouver le processus utilisant le port 80 :

sudo lsof -i :80

Comment trouver et arrêter le processus qui verrouille un port sur Mac ?

Une fois que vous avez obtenu le PID (identifiant de processus) à partir de la sortie de la commande lsof, vous pouvez soit quitter l’application, arrêter le service, ou mettre fin à ce processus pour libérer et rendre disponible le port verrouillé.

La méthode la plus simple pour arrêter un processus consiste à utiliser la commande kill :

kill -9 PID

Par exemple, si l’identifiant de processus utilisant le port 80 est « 8300 », vous devez utiliser la commande suivante :

kill -9 8300

Si le processus est détenu par root, admin ou un autre utilisateur, vous devez préfixer la commande avec sudo :

sudo kill -9 8300

Il convient de noter que la commande lsof utilisée ici est spécifique à macOS, mais elle fonctionnera de la même manière sur Linux.

Nous partons du principe que vous avez une certaine connaissance de la ligne de commande, mais bien sûr, si ce n’est pas le cas, vous ne seriez probablement pas ici en premier lieu, ou vous ne vous soucieriez pas de savoir quel processus utilise ou verrouille un port.

Il existe d’autres façons de procéder, mais ici nous utilisons la commande lsof qui est très puissante. Vous pouvez également l’utiliser pour déterminer quels processus écoutent sur un port TCP, pour trouver quelles applications ou quels processus interagissent avec des fichiers spécifiques, pour trouver tous les processus utilisant une connectivité Internet, et bien plus encore.

Avez-vous une autre méthode pour déterminer quel processus verrouille ou utilise un port spécifique ? Partagez avec nous vos propres approches dans les commentaires ci-dessous.

macOS : réinitialiser les options de Zsh dans le Terminal

Pour revenir aux valeurs par défaut du Shell Zsh, suivez les instructions suivantes :

Si vous avez modifié des options de Zsh et que vous souhaitez les rétablir aux paramètres par défaut, notamment pour éviter d’affecter le comportement des scripts, vous pouvez utiliser la commande suivante :

emulate -LR zsh

Nous avons déjà rencontré cette commande précédemment lorsque nous avons exploré les paramètres par défaut. L’option -l permet de lister les paramètres sans les appliquer.

La commande emulate -LR zsh réinitialise les options du shell actuel aux valeurs par défaut. Cela peut être utile si vous avez modifié accidentellement une option qui affecte le comportement du shell de manière indésirable.

Il est recommandé de placer cette commande au début de vos scripts Zsh pour vous assurer que les options du shell sont rétablies avant l’exécution de votre script. Cela peut aider à éviter les erreurs ou les comportements inattendus résultant de modifications des options du shell.

Si vous souhaitez réinitialiser toutes les variables d’environnement du shell actuel aux valeurs par défaut, y compris les options du shell, vous pouvez utiliser la commande suivante :

unsetopt * && emulate -LR zsh

Cela réinitialisera non seulement toutes les options du shell, mais aussi toutes les variables d’environnement aux valeurs par défaut.

En rétablissant les paramètres par défaut du Shell Zsh, vous pouvez revenir à une configuration stable et cohérente, vous assurant ainsi que votre shell fonctionne conformément aux attentes sans effets indésirables liés aux modifications précédentes.

macOS : Supprimer la notification de migration de Catalina.

Vous êtes agacé de voir la notification de migration vers Catalina ! Ce point rouge qui apparait sur l’icône de préférence de macOS vous énerve ? Voici comment supprimer cette alerte :

Alerte prefernce

  1. Ouvrez l’app. : Terminal dans le dossier Applications / Utilitaires/
  2. Entrez la commande suivante dans le terminal :
  3. $ sudo softwareupdate --ignore "macOS Catalina"

  4. Appuyez sur la touche Entrée.
    Vous devrez indiquer le mot de passe administrateur.

La notification d’installation de la mise à jour “macOS Catalina” n’ets plus là.
HD Rapin

macOS : Réinitialiser les réglages réseau avec le Terminal

Voici la troisième et dernière version. Il s’agit toujours de réinitialiser les réglages réseau de macOS. Cette fois tout se passe dans le Terminal :

Déplacez vous dans le dossier :


$ cd /Library/Preferences/SystemConfiguration/

Effectuez une sauvegarde des fichiers dans une archive ZIP :


$ sudo zip backup.zip \
com.apple.airport.preferences.plist \
com.apple.network.identification.plist \
com.apple.wifi.message-tracer.plist \
NetworkInterfaces.plist preferences.plist

Supprimez définitivement les fichiers :


$ sudo rm com.apple.airport.preferences.plist \
com.apple.network.identification.plist \
com.apple.wifi.message-tracer.plist \
NetworkInterfaces.plist preferences.plist

Vous pouvez aussi supprimer les fichiers une par une.

$ sudo rm com.apple.airport.preferences.plist

Et reproduire cette commande pour les 3 autres fichiers.

Cette opération supprime définitivement les fichiers de configuration du réseau et wifi de macOS. Vous avez le fichier Zip qui contient les fichiers sauvegardés en cas de besoin.

HD Rapin

macOS : Supprimer le cache DNS

Le DNS (Domain Name Service) est employé pour faire correspondre une adresse IP à un nom de domaine. Avant de contacter le serveur DNS de votre fournisseur d’accès, mac OS explore un fichier Cache du DNS. L’opération est plus rapide que de contacter un serveur DNS, cela fait gagner quelques secondes.

Malheureusement, l’information placée dans le cache est mauvaise, le nom de domaine a changé d’adresse IP. La conséquence principale est que le site Web est inaccessible. Safari ne parvient pas à trouver le domaine.

La suppression du cache DNS s’effectue de deux façon, l’une plus compliquée que l’autre :

En utilisant la ligne de commande dans le Terminal sous High Sierra, Sierra :
[code]$ sudo killall -HUP mDNSResponder [/code]

Après avoir saisi votre mot de passe, le cache DNS est supprimé.

Le plus simple est d’utiliser un utilitaire comme Cocktail, il propose une option qui supprime le cache DNS.

A présent, si le site devait être accessible, pour reconstruire le Cache DNS, Mac OS va contacter le serveur DNS et récupérer les informations nécessaires et surtout à jour.

HDR

macOS : Désactiver l’ombre des fenêtres lors des copies d’écran :

Lorsque l’on réalise une copie d’écran d’une fenêtre, une ombre est présente.

Ces ombres ne sont pas toujours souhaitables, en particulier lors de la création d’une notice.

Cette astuce perdure depuis MacOS X Mavericks et jusqu’au plus récent macOS High Sierra.

Saisissez cette ligne de commande dans le Terminal :
[code]$ defaults write com.apple.screencapture disable-shadow true [/code]

Ensuite, le moteur de rendu doit être relancé :
[code]$ killall SystemUIServer [/code]

Pour revenir à la situation précédente, avec l’ombre, remplacez “true” par “false”

HDR

macOS : Ajouter les commandes pour les développeurs ?

Ajouter les commandes pour les développeurs ?

Lorsque vous utilisez des gestionnaires de Paquets comme BREW et BREW CASK, ces outils reposent sur des outils en ligne de commandes livrées par Apple. Ils seront installés si l’outil de développement d’Apple : XCODE est installé sur votre machine.

Voir ces posts :

Si par contre, vous n‘avez pas besoin d’XCODE ou si vous rencontrez des problèmes avec BREW, placez dans le terminal cette commande :

[code] $ xcode-select –install
[/code]

Images 01

(la commande et la fenêtre de téléchargement des commandes)

Mac OSX téléchargera les outils et les installera directement dans votre système, effectuer cette opération permet souvent de résoudre des problèmes avec BREW.

Dom


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macOS : Comment vérifier les fichiers exclus de Time Machine ?

Backup

Vous avez un doute sur la prise en charge d’un nouveau dossier ou vous souhaitez simplement vérifier les fichiers exclus de Time Machine ?

Ouvrez le Terminal et saisissez cette ligne :
[code] $ tmutil isexcluded (et le nom du fichier) [/code]

Le plus simple est de glisser/déposer le fichier sur le Terminal.

Le résultat est le suivant :

tmutil_isexcluded

[included] signifiant que le fichier est bien sauvegardé.

Pour découvrir les autres options de la commande tmutil (Time Machine) :

https://developer.apple.com/library/mac/documentation/Darwin/Reference/ManPages/man8/tmutil.8.html

Henri Dominique Rapin


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Sécurité :: Comment fonctionne le Sandboxing sur Mac OS X ?

Finder

Le SandBoxing sur Mac OS X.

Le terme «SandBox» est particulièrement utilisé dans le monde Linux. Il se traduit par «bac à sable» et décrit un type de protection lors de l’exécution d’un logiciel.

Voir la page WIKI : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sandbox_(sécurité_informatique) 

Imaginons un logiciel qui fonctionne sur un Mac, par défaut ce logiciel a les droits en écriture et lecture qui sont ceux de l’utilisateur qui a lancé le programme. Toujours par défaut, un utilisateur sur Mac peut écrire à volonté dans son dossier personnel (la petit maison blanche) mais dès qu’il veut modifier le contenu d’un répertoire hors de ce dossier il lui faut montrer pâte blanche et indiquer un mot de passe.

Cette approche par «compartiments» fait la force des systèmes Unix et participe à leur réputation. Dans le monde Windows les choses sont beaucoup moins claires.

Revenons sur notre exemple, notre application fonctionne sur votre Mac et un personnage mal intentionné a réussi à utiliser une faille de ce programme et le contrôle maintenant de l’extérieur. Il peut à cet instant détruire les fichiers auxquelles votre application et plus directement votre compte ont accès.

Ce genre d’attaque existe bien, certes elle ne s’applique pas en particulier aux applications lancées sur un ordinateur mais plutôt à des fonctions de» serveur» comme le serveur Internet Apache qui est livré avec Mac OS.

Une première réponse à ce type d’attaque est bien sur l’utilisation d’un «firewall», qui empêcherait l’accès de l’extérieur à ce programme. Mais quand vous mettez en place un serveur, c’est en général pour qu’il soit accessible de l’extérieur. Donc cette réponse n’est pas la plus appropriée.

Une autre solution consiste à «isoler» l’application, c’est à dire qu’elle s’exécute, mais n’a pas accès à certaines ressources de la machine. Prenons de nouveau notre exemple, cette fois imaginons que nous avons un moyen technique qui nous permet d’interdire à l’application toute écriture dans le dossier personnel de l’utilisateur ou dans une autre zone du système. Dans ce cas de figure, peut importe celui qui lance l’application, celle-ci ne peut plus écrire n’importe ou.

Ainsi donc un assaillant ayant pris possession du programme ne peut écrire et donc être nuisible. Cette technique est celle du «bac à sable» parce que l’application ou le serveur ne peut pas accéder au dehors de la zone de sécurité et ceci peu importe celui qui lance le service ou l’application.

Si les SandBox sont très communs sur Linux ou BSD, ils étaient très complexes à mettre en place sur Mac… Sauf depuis Leopard, Apple propose un solution qu’elle appelle ironiquement «SeatBelt» ou «ceinture de sécurité» (ils sont toujours très poétiques à cupertino).

Le problème de cette solution est qu’elle n’est pas documentée et Apple a raison sur ce sujet. Moins ils en diront et moins de personne tenteront de la contourner.

La solution d’Apple n’est pas inconnue des Unixiens, il s’agit de l’utilisation du framework de TrustedBSD et SELinux pour les distributions linux. A une époque Apple a essayé une version dite «SEDarwin» compatible SELinux mais a renoncé à ce projet pour se consacrer à «Seatbelt».

En pratique comment ça marche sur Mac OS X  :

les applications qu’Apple a placé dans un Bac à sable sont listées dans le dossier suivant :

/usr/share/sandbox. pour en explorer le contenu dans le terminal lancez cette commande :

$ cd /usr/share/sandbox

puis

$ ls

Une partie de la liste devrait être la suivante :

bsd.sb ntpd.sb
cvmsCompAgent.sb portmap.sb
cvmsServer.sb quicklookd-job-creation.sb
fontmover.sb quicklookd.sb
kadmind.sb sshd.sb
krb5kdc.sb syslogd.sb
mDNSResponder.sb xgridagentd.sb
mds.sb xgridagentd_task_nobody.sb
mdworker.sb xgridagentd_task_somebody.sb
named.sb xgridcontrollerd.sb

Tous les fichiers portent l’extension «.sb». SURTOUT ne modifiez ni ne supprimez ces fichiers. Pour en voir le contenu tapez la commande suivante :

$ cat fontmover.sb

Ce qui affichera le contenu du fichier «fontmover.sb». Ce fichier est divisé en sections :

Capture d écran 2012 05 07 à 18 03 59

Dont une section du nom de « (allo file-read* «, celle-ci détermine l’espace ou le chemin dans lequel l’application peut lire de fichiers. Une autre section du nom de « (allow file-write*» précise les dossiers où peuvent être écrits des informations par l’application «fontmover.» et ainsi de suite, le bac à sable est ainsi défini.

Vous pouvez vous interroger sur l’intérêt de cette technologie pour un utilisateur, prenons un programme qui voudrait communiquer avec l’extérieur (comme «Adobe»), il n’est pas possible de leur interdire l’accès au réseau. ( Pour être honnête, il existe une solution avec le firewall IPFW embarqué dans Mac OS, mais là n’est pas le sujet).

Il est possible grâce à ce mécanisme «SeatBelt» et de« SandBoxing » de lui interdire par exemple le réseau . Pour cela l’opération est simple, j’ai pris comme exemple d’interdire à l’Utilitaire Réseau » d’accéder au réseau :

Premièrement nous allons créer un profil, c’est un simple fichier texte. Dans un éditeur de texte «texedit» ou «Bean» tapez ces trois lignes :

(version 1)

(debug deny)
(deny network*)
(allow default)

La ligne (deny Network*) indique qu’aucun accès au réseau n’est permis à l’application. Vous pouvez ajouter une ligne (deny file-write*) qui interdit l’écriture de fichiers. Vous l’aurez compris l’astérixe signifie «tout».

Bean

Enregistrez le tout sous le nom «noreseau.sb» dans votre dossier personnel.

Lancez cette commande :

$ sudo

Puis après avoir saisi votre mot de passe :

$ sandbox-exec -f ~/noreseau.sb /Applications/Utilities/Network\ Utility.app/Contents/MacOS/Network\ Utility

Il faut, si vous souhaiter placer dans un sandbox une application, récupérer son exécutable qui se trouve dans le paquet de l’application. Dans le cas de l’utilitaire réseau le chemin ets : « /Applications/Utilities/Network\ Utility.app/Contents/MacOS/Network\ Utility » .

Utilitaire1

L’application sera ouverte automatique et ne pourra accéder au réseau. Vous avez là un moyen simple d’empêcher une application d’écrire dans des fichiers ou d’accéder au réseau comme par exemple «Adobe»…

Utilitaire2

Le fait d’être dans un bac à sable ne dure que le temps ou l’application est ouverte, après sa fermeture elle redémarre hors du « sandbox ».

Le principe du Sandbox n’est pas courant, mais il semble que Google Chrome l’utilise, ceci afin de prévenir des composants qui pourraient être néfastes pour les utilisateurs de ce Butineur.

Henri Dominique Rapin

macOS : Comment ouvrir le dossier sélectionné dans le Terminal ?

Le terminal n’a plus de secret pour vous et vous l’utilisez régulièrement et il n’est pas rare que vous naviguiez entre les dossiers pour lancer telle ou telle commande dans le Shell.

Il y a beaucoup de nouveautés dans le Terminal avec depuis Lion, mais il existe aussi quelques astuces livrées par Apple qui restent méconnues. La principale concerne la possibilité de placer le dossier sélectionné, comme le dossier de travail, dans le Terminal.

Vous pouvez bien sur « glisser / déplacer « un dossier sur le Terminal pour qu’il prenne en compte le chemin sous la forme Unix, mais pourquoi ne pas se servir du dossier sélectionné comme base de travail dans le Terminal.

Pour ce faire rien de plus simple, Ouvrez le tableau de préférence « Clavier » puis sélectionnez l’onglet « Raccourcis clavier «  et dans la colonne de gauche, placez vous sur « Services », naviguez dans la liste pour trouver la ligne « Nouveau terminal au dossier ». Cochez la case qui précède cette ligne.

Image1

(la ligne du service « Nouveau Terminal au dossier » à cocher)

Fermez les préférences système et sélectionnez un dossier. Faites apparaître le menu contextuel (click droit de la souris) dans le menu qui apparaît sélectionnez « Services » et dans la nouvelle liste choisissez « Nouveau Terminal au dossier ».

Image2

(le service à sélectionner dans le menu contextuel)

La fenêtre du Terminal s’ouvre et vous êtes automatiquement placé dans le dossier, ce qui est très pratique et pour obtenir le contenu du dossier un simple « ls » fera l’affaire.

Image3

(la fenêtre du terminal ouverte avec le dossier comme point de départ)

Dans la liste des services vous avez peut être remarqué la ligne juste en dessous de celle qui vient d’être sélectionnée et qui porte le nom de « Nouvel Onglet de Terminal au dossier », ce service effectue la même opération que la précédente mais au lieu d’ouvrir une fenêtre du Terminal, elle ajoute un onglet, vous pouvez maintenir dans le Terminal plusieurs onglets, par exemple chacun pour un dossier différent.

En cherchant bien vous trouverez aussi deux lignes faisant référence au « man page » ou pages de manuel en Français, ce sont des fichiers qui expliquent les commandes présentes dans Mac OS X pour la partie Unix.

Image4

(les services listant les « man pages » dans le panneau de préférence clavier)

Ces services fonctionnent sur tous les textes, mais ils sont surtout pertinents dans le Terminal, sélectionnez une commande et dans le menu contextuel des Services choisissez «   Ouvrir la man page dans le terminal », vous aurez à l’écran le détail de la commande sélectionnée (pour autant qu’elle existe).

Image5

(Le service à sélectionner dans le menu contextuel)

Le second service aura plus d’intérêt pour les débutants, sélectionnez le mot ou la commande et choisissez le service « Recherche dans les pages man de Terminal » et le mot sélectionné servira de recherche pour que toutes les « man pages » le contenant soient listées.

Image6

(La fenêtre du terminal avec la « man page » sur la commande « ls »)

Pour terminer il faut noter qu’avec LION, le Terminal ouvre une nouvelle fenêtre au même endroit que lorsque vous l’avez fermé… ça aussi c’est plutôt bien vu par les développeurs d’Apple.

Henri Dominique Rapin

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macOS : Comment ouvrir par defaut les nouvelles pages web dans un onglet dans Safari ?

Compass

Il est possible de paramètrer le Butineur d’Apple afin que chaque clic sur un lien ouvre une nouvelle page dans un onglet. Certains liens dans des emails ou documents continuent parfois à faire apparaitre les pages dans des fenêtres isolées au lieu de les afficher dans des onglets. Il est possible de forcer ce réglage caché en utilisant cette ligne de commande  :

Capture d écran 2012 05 07 à 07 41 46

1 – Fermez Safari s’il est ouvert.

2 – Dans votre dossier Application/Utilitaires, cliquez sur Terminal. 3 – Dans le terminal, tapez la ligne suivante :

$ defaults write com.Safari TargetedClicksCreateTabs -boolean YES

Il sera nécessaire de redémarrer Safari pour que cette modification soit prise en compte. Tous les liens y compris ceux commençants par « _blank » seront ouverts dans un onglet.

Mac :: Comment modifier la fréquence des recherches des mises à jour d’OS X Mountain Lion ?

OS X Mountain lion vérifie une fois par semaine les mises à jour disponible, si sous Lion il était possible de modifier la fréquence des vérifications, ce n’est plus possible sous Mountain Lion, le tableau de bord a disparu.

Modifier la fréquence est toujours possible, mais il faut utiliser le Terminal pour cela :

$ sudo defaults write /Library/Preferences/com.apple.SoftwareUpdate ScheduleFrequency 2

Le chiffre indiqué à la fin de la commande, indique le nombre de jours entre deux vérifications. La valeur par défaut est « 7 » pour une semaine.

C’est une bonne pratique de vérifier régulièrement la disponibilité des mises à jour.

Mac :: Comment redémarrer OS X Moutain lion depuis le Terminal ?

Cette commande peut être exécutée dans le Terminal ou au travers d’une connexion SSH (à distance) elle est connue des Unixiens, la voici :

$ sudo shutdown –r now

Vous devrez saisir le mot de passe administrateur mais votre mac redémarra immédiatement ! La fermeture est immédiate et les applications sont « tuées » (kill) les documents ne sont pas sauvegardées. Attention donc !

Pour le plaisir si vous vous connectez à distance et que vous souhaitez informer les utilisateurs voici la même commande mais avec un message :

$ sudo shutdown –r now « Attention, redémarrage immédiat du votre Mac »

Mountain Lion :: Comment désactiver la fermeture automatique des applications ?

Saviez-vous que depuis Mac OS X Lion, le système ferme les applications non utilisées depuis un certain temps ? Et bien c’est une fonction qui permet à Mac OS X de libérer de la mémoire.

Et si vous craignez pour les documents ouverts et non enregistrés, sachez que grâce à la fonction « Auto Save »  (ou « enregistrement en continu » en français), ils sont continuellement enregistrés. Dès lors fermer autoritairement une application ne pose plus de problème.

Si toutefois vous craignez pour vos documents, il existe un moyen de désactiver cette fonctionalité, saisissez dans le Terminal la ligne de commandes suivante :

$ defaults write -g NSDisableAutomaticTermination -bool TRUE

Finder :: Comment changer l’affichage du chemin afin qu’il débute à partir du dossier personnel

Finder

Le chemin (ou « path » en Anglais) affiche en bas de la Fenêtre du Finder l’arborescence qui mène vers le dossier ouvert. Il s’agit d’une option qu’il faut activer manuellement, par défaut l’affichage de chemin est désactivé.

Image01

(La fenêtre du Finder avec la barre du chemin d’accès activée)

Pour l’activer, sélectionnez « Afficher la barre du chemin d’accès » dans le menu « Présentation ». Cette option est très pratique et permet de se déplacer plus facilement dans les dossiers, vous pouvez par exemple cliquer sur l’un des dossiers présents dans cette barre pour l’ouvrir.

Image02

(Le menu « Présentation » qui donne accès à l’option d’affichage de la barre du chemin d’accès.)

Le chemin ou l’arborescence indiquée commence toujours à partir de la racine du disque dur. Hors, un utilisateur ne devrait naviguer que dans son espace, c’est à dire le dossier qui lui est attribué : la petite maison blanche qui porte le nom de l’identifiant de connexion.

Il serait donc plus simple que l’arborescence placée dans le chemin commence uniquement à partir du dossier personnel. C’est possible et pour cela, il suffit de saisir la ligne suivante dans le terminal :

$ defaults write com.apple.finder PathBarRootAtHome -bool TRUE

Une fois fait, relancez le Finder en tapant cette commande :

$ killall Finder

Chemin avant la modification :

Image03

(Base de départ la racine du disque dur)

Chemin après la modification :

Image04

(base de départ le dossier personnel, la petite maison blanche)

Vous pouvez bien sur revenir à la version d’origine en utilisant cette commande dans le Terminal :

$ defaults delete com.apple.finder PathBarRootAtHome

N’oubliez pas de relancer le Finder.

L’avantage de cette astuce est de réduire la longueur du chemin, c’est pratique pour les utilisateurs qui ont beaucoup de dossiers.